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Scrutin présidentiel au Cameroun, le dépouillement s’engage

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Les bureaux de vote ont fermé leurs portes dimanche soir, marquant le début du comptage des bulletins dans un contexte d’attente particulièrement dense.

Les Camerounais ont participé ce dimanche à un scrutin présidentiel à un tour, dont l’issue semble largement favorable au chef de l’État sortant Paul Biya. Ce dernier, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, affrontait onze prétendants à sa succession. Parmi eux, son ancien ministre Issa Tchiroma Bakary a suscité un mouvement d’adhésion notable au cours de la campagne.

Les opérations de vote se sont achevées en fin d’après-midi, laissant place immédiatement au dépouillement. Un membre de l’organisme électoral a indiqué que le processus s’était déroulé dans des conditions apaisées. Le verdict final devra être rendu public avant la fin du mois par le Conseil constitutionnel.

Dans la capitale Yaoundé, l’annonce de premiers résultats partiels attribuant une avance à l’ancien ministre a provoqué des rassemblements spontanés. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté leur soutien dans le quartier de la Briqueterie, marquant un enthousiasme inhabituel. Des observateurs politiques soulignent toutefois la capacité du pouvoir en place à influencer le décompte final en sa faveur.

La campagne électorale a présenté cette année une dynamique singulière. Alors que le président sortant est demeuré peu visible, ses concurrents ont multiplié les apparitions publiques. La rencontre organisée par Issa Tchiroma Bakary dans sa région d’origine a rassemblé une foule substantielle, contrastant avec la modestie des rassemblements du camp présidentiel.

Le contexte social reste marqué par des préoccupations économiques persistantes. Le chômage et le coût de la vie constituent des sujets de mécontentement récurrents parmi la population. Les jeunes électeurs semblent avoir manifesté un intérêt renouvelé pour ce scrutin, sans que cela ne se traduise par des mobilisations de rue.

Le processus électoral s’est déroulé sous le contrôle d’observateurs nationaux et internationaux, tandis que des initiatives citoyennes se sont organisées pour compiler indépendamment les résultats. Ces démarches ont été critiquées par les autorités, qui y voient des tentatives d’influence sur l’opinion.

Dans les régies anglophones du pays, le vote s’est tenu dans un climat particulier, marqué par un conflit opposant séparatistes et forces gouvernementales. Lors du précédent scrutin, ces zones avaient enregistré une participation particulièrement faible.

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