Planète
Sao Paulo sous l’emprise d’une météo déchaînée : le nouveau visage du dérèglement climatique
La mégalopole brésilienne, autrefois réputée pour son climat tempéré, subit désormais des intempéries d’une violence inédite, transformant son quotidien en parcours du combattant.
Les rues de Sao Paulo ressemblent de plus en plus à un champ de bataille climatique. Inondations soudaines, arbres déracinés, coupures d’électricité massives et embouteillages apocalyptiques : la plus grande ville d’Amérique latine paie le prix fort du réchauffement planétaire. Avec 12 millions d’habitants, cette capitale économique du Brésil voit son infrastructure mise à rude épreuve par des phénomènes météorologiques extrêmes, loin de l’image ordonnée qu’elle cultivait face à Rio de Janeiro.
Les témoignages se multiplient sur ces épisodes traumatisants. Comme celui de cette infirmière dont la voiture a été écrasée par un arbre en pleine tempête, illustrant l’imprévisibilité désormais chronique du ciel pauliste. « En quelques secondes, tout bascule », confie-t-elle, encore sous le choc. Les spécialistes pointent un cocktail explosif : hausse des températures moyennes, humidité persistante et urbanisation galopante. Résultat, des orages d’une intensité jamais vue, avec des précipitations dépassant régulièrement les 100 mm en une journée, un seuil classé « très dangereux ».
Le mythique climat londonien de Sao Paulo, célébré jadis dans les chansons, n’est plus qu’un souvenir. La bruine caractéristique a cédé la place à des trombes d’eau tropicales, particulièrement entre décembre et mars. L’été 2025 a battu des records macabres : six morts, dont trois chauffeurs pris au piège dans leurs véhicules, et plus de 2 000 arbres couchés par les vents. Les conséquences économiques sont lourdes, des livraisons paralysées aux entreprises contraintes de fermer lors des alertes rouges.
Face à cette nouvelle normalité, les autorités tentent de réagir. Systèmes d’alerte par SMS, reboisement intensif et travaux de drainage : les mesures s’enchaînent, mais peinent à suivre le rythme des dérèglements. Dans les quartiers précaires comme Jardim Pantanal, construits en zone inondable, les habitants refusent souvent d’évacuer, préférant exiger des solutions durables. « Nous devons apprendre à vivre avec ces risques », admet un responsable de la protection civile, soulignant l’urgence d’adapter les comportements autant que les infrastructures.
Une certitude s’impose : le défi climatique redéfinit les règles de survie urbaine. Et Sao Paulo, miroir des villes géantes du XXIe siècle, en écrit douloureusement le manuel.
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