Nous rejoindre sur les réseaux

Sports

Roland-Garros: Gaston a frôlé le miracle

Article

le

roland-garros:-gaston-a-frole-le-miracle

Hugo Gaston a failli récidiver: après son exploit contre Stan Wawrinka au tour précédent, le jeune Français a emmené le N.3 mondial, Dominic Thiem, jusqu’à un cinquième set décisif, dimanche en huitièmes de finale de Roland-Garros.

Après plus de trois heures et demie de jeu, Gaston, 239e mondial et bénéficiaire d’une invitation, a fini par s’incliner 6-4, 6-4, 5-7, 3-6, 6-3. Mais il a vendu très cher sa peau.

« Ca fait longtemps que je n’avais pas vu un joueur avec un tel toucher. Ses amorties viennent d’une autre planète, il m’a fait sprinter quatre cents fois vers le filet », l’a salué Thiem. « S’il continue comme ça, il va devenir un très grand joueur et apporter beaucoup de joie dans ce stade. »

Même en nombre très restreint en raison des restrictions sanitaires, le public du court Central l’a raccompagné aux vestiaires sous les « Merci Hugo, merci Hugo, merci… ».

Difficile de croire que Gaston n’avait pas remporté le moindre match sur le circuit principal avant ce Roland-Garros, tant le gaucher toulousain, vingt ans depuis une semaine, s’est montré à la hauteur de l’événement.

Non seulement il ne s’est pas laissé impressionner pour sa toute première fois sur le Central. Mais, même mené deux sets à zéro par le récent vainqueur de l’US Open et double finaliste sortant, il n’a pas baissé les bras et, fort de son jeu atypique et si créatif, a déboussolé Thiem au point de le pousser au cinquième set.

Thiem agacé

En une heure et demie, le temps des troisième et quatrième manches, Gaston a cuisiné l’Autrichien jusqu’à lui donner le tournis, à coups de dizaines d’amorties (55 !), le plus souvent payantes, d’une alternance d’attaques fulgurantes et de balles bombées, et même de coups droits chopés sans rebond. La même recette que face à Wawrinka 48 heures plus tôt.

Même lui, d’habitude si impassible et posé, s’est laissé aller à haranguer les spectateurs après avoir arraché le troisième set.

Englué dans ce mélange déstabilisant, Thiem, tête basse et l’air las par moments, a alors multiplié les fautes inhabituelles et n’a pas pu cacher sa frustration et son agacement.

Mais il a su se ressaisir dans le set décisif, notamment au service. Et Gaston y a tenté quelques amorties de trop, moins bien touchées ou échouant carrément dans le filet, comme sur la deuxième balle de match du N.3 mondial.

Thiem, qui a perdu ses deux premières manches du tournoi, affrontera l’Argentin Diego Schwartzman (14e) pour une place dans le dernier carré.

Gaston, lui, grimpera aux portes du top 150 à la faveur de son épatante aventure parisienne.

Garcia soufflée

Caroline Garcia (45e), elle, a été soufflée 6-1, 6-3 en seulement 63 minutes par la N.5 mondiale, Elina Svitolina, pour son premier huitième de finale en Grand Chelem depuis plus de deux ans.

« Je n’ai pas réussi à jouer avec ce vent, je ne l’ai pas maîtrisé », reconnaît l’ex-N.4 mondiale, qui a commis 34 fautes directes. « La balle bougeait beaucoup. C’est frustrant parce que je n’ai pas réussi à m’exprimer », ajoute-t-elle.

Il ne reste plus qu’une seule joueuse française en lice, Fiona Ferro (49e). Elle sera opposée lundi à la N.6 mondiale, Sofia Kenin, pour une place en quarts de finale.

A 19 ans, Jannick Sinner (75e) et Iga Swiatek (54e) épatent déjà.

L’Italien est devenu le premier joueur depuis Rafael Nadal en 2005 -justement son prochain adversaire- à atteindre les quarts de finale Porte d’Auteuil dès sa première participation. Et le plus jeune quart-de-finaliste en tournoi majeur depuis Novak Djokovic en 2006. Une sacrée filiation.

Pour s’inscrire dans leurs pas, Sinner s’est offert 6-3, 6-3, 4-6, 6-3 le N.7 mondial Alexander Zverev.

« Je n’arrive pas vraiment à respirer et j’ai de la fièvre. En fait, je n’aurais pas dû jouer », avance le récent finaliste de l’US Open.

« Je n’ai rien remarqué. S’il avait quelque chose, je suis désolé. Mais je ne trouve pas qu’il ait si mal joué », répond Sinner.

La Polonaise a éjecté 6-1, 6-2 la prétendante N.1 au trophée, Simona Halep, en seulement 1h08 sous une pluie de coups gagnants (30). Une revanche éclatante pour celle qui avait été balayée 6-0, 6-1 en trois quarts d’heure par Halep, au même stade du tournoi, en 2019.

« Elle a joué de façon incroyable: elle était partout, frappait très fort et réussissait tout », résume la Roumaine, qui sait comment se consoler. « Je vais manger un morceau de chocolat et ça ira mieux demain. »

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sports

Open d’Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

Article

le

Open d'Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

Le Serbe de 35 ans a battu en finale à Melbourne le Grec Stefanos Tsitsipas 6-3, 7-6 (7/4), 7-6 (7/5).

Novak Djokovic s’est offert un dixième sacre à Melbourne en dominant, en 2h56 de jeu, Stefanos Tsitsipas (6-3, 7-6, 7-6), dimanche 29 janvier. Avec ce dixième succès à Melbourne en autant de finales, le Serbe égale le record de 22 titres en Grand Chelem de Rafael Nadal. Dans le même temps, « Nole », 35 ans, récupère la place de numéro 1 mondial, qu’il n’avait plus occupée depuis juin 2022.

Le Grec, qui aussi avait la possibilité d’occuper cette première place en cas de victoire, grimpe d’une place du classement ATP (3e). Tsitsipas, qui disputait sa deuxième finale en Grand Chelem, tenait à prendre sa revanche face au Serbe, qu’il l’avait déjà battu en finale de Roland-Garros en 2021. Mais le Grec a de nouveau dû rendre les armes, cette fois en trois sets. À 24 ans et auteur d’un formidable parcours à Melbourne, Stefanos Tsitsipas aura probablement, d’autres occasions de disputer une finale de Grand Chelem.

A 35 ans, il reste à Novak Djokovic « sans aucun doute deux, trois ans » pour amasser encore des titres du Grand Chelem, a estimé son entraineur.

Lire Plus

Sports

Open d’Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

Article

le

Open d'Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

Aryna Sabalenka a remporté, à 24 ans, son premier titre du Grand Chelem. En finale de l’Open d’Australie samedi, la Biélorusse a renversé Elena Rybakina (4-6, 6-3, 6-4).

Aryna Sabalenka, grande première ! La Bélarusse, tête de série N.5 de cet Open d’Australie, s’adjuge à 24 ans son premier titre du Grand Chelem. Elle a renversé la Kazakhe Elena Rybakina ce dimanche, après un gros combat, et succède à l’Australienne Ashleigh Barty au palmarès du tournoi. Grâce à ce succès en trois manches (4-6, 6-3, 6-4), elle va retrouver lundi le deuxième rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. C’est le premier échec en finale d’un Majeur pour Rybakina, lauréate du dernier Wimbledon, mais qui va tout de même monter à la 10 e place.

Melbourne attendait un match de cogneuses, et l’a eu. Cette finale fut très accrochée, les deux femmes se renvoyant coup pour coup tout a long d’une grosse bataille de 2h34. Dans la continuité de son parcours remarquable, qui l’a amenée à éliminer notamment la N.1 mondiale Iga Swiatek, Elena Rybakina (23 ans, tête de série N.22) a réalisé la meilleure entame de match. Elle a logiquement remporté le premier set, sereine, impassible, faisant parler son expérience à ce stade d’un tournoi majeur.

Et Sabalenka a tout renversé

En face, Aryna Sabalenka semblait quelque peu intimidée par l’enjeu, elle qui avait déjà joué trois demi-finales en Grand Chelem (Wimbledon 2021, US Open 2021 et 2022) sans jamais parvenir en finale. Mais on sentait, derrière la fébrilité, une puissance de feu en fermentation. Si bien que lorsque Rybakina a baissé de régime à l’entame de la deuxième manche, notamment au service, la Bélarusse a su saisir sa chance en étant agressive au retour. Elle s’est logiquement emparée du set.

Le troisième set devait donc être de celui de la bagarre, avec deux joueuses jouant au même moment un très bon tennis. Chacune a assuré sa mise en jeu, mais on sentait Sabalenka légèrement au-dessus. En témoignent ses jeux de service plus facilement remportés, tandis que Rybakina se maintenait à flot tant bien que mal en serrant le jeu dans les moments chauds. Mais elle finit pourtant par craquer à 3-3 sous les assauts répétés de la Bélarusse, dont les frappes n’ont cessé de gagner en puissance et en précision.

Il a fallu ensuite servir pour le gain du match à 5-4. Et il ne fait aucun doute qu’Aryna Sabalenka a dû repenser à ces heures et ces heures d’entraînement passées à tenter d’améliorer ce service maudit. Cette mise en jeu qui lui fit commettre tant de doubles fautes en 2022, y compris en finale du Masters contre Caroline Garcia. Contre Elena Rybakina, son service a de nouveau été sa plus grande force, avec 17 aces claqués, mais aussi sa plus grande faiblesse, en témoignent les 7 doubles fautes. Sur sa première balle de match, elle en a commis une, la première du set. Mais elle s’en est procurée trois autres, et la quatrième a été la bonne. Un mental de championne.

Lire Plus

France

Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

Article

le

Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

Lire Plus

Les + Lus