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Retrait stratégique de Delogu à Marseille, Knafo sur le point de faire de même à Paris
À quelques heures de la clôture des dépôts de listes pour le second tour des élections municipales, deux décisions majeures viennent de modifier la donne dans les deux plus grandes villes de France.
Le paysage politique local connaît des évolutions significatives à la veille de la fin des candidatures pour le second tour. À Marseille, le représentant de La France insoumise, Sébastien Delogu, a finalement choisi de se retirer de la course, après avoir longtemps affirmé le contraire. Cette décision, motivée par la volonté de faire barrage au Rassemblement national, devrait favoriser la réélection du maire sortant, Benoît Payan. Ce dernier avait refusé toute alliance avec le député insoumis, arrivé en troisième position au premier tour. Le retrait de M. Delogu intervient alors que l’écart entre M. Payan et le candidat du RN, Franck Allisio, était extrêmement réduit.
Dans la capitale, une configuration similaire pourrait se dessiner. La candidate de Reconquête, Sarah Knafo, envisage également de renoncer à sa candidature. Un tel retrait serait susceptible de redynamiser la campagne de Rachida Dati, qui, bien que distancée par le candidat de l’union de la gauche, Emmanuel Grégoire, a déjà consolidé sa position en fusionnant avec la liste du candidat de la majorité présidentielle. Le maintien de la candidate insoumise, Sophia Chikirou, avec laquelle M. Grégoire a refusé toute discussion, promet toutefois un second tour particulièrement disputé.
Ces repositionnements s’inscrivent dans un contexte national marqué par des négociations complexes au sein de la gauche. Le Parti socialiste, tiraillé entre ses orientations nationales et les impératifs locaux, multiplie les accords, qualifiés parfois de « techniques », avec La France insoumise dans plusieurs villes, comme Toulouse ou Limoges. Ces alliances ont suscité de vives réactions, tant au sein de la majorité présidentielle que dans les rangs de la droite et de l’extrême droite, certains y voyant une forme de contradiction.
D’autres métropoles sont le théâtre de recompositions inattendues. À Strasbourg, l’accord conclu entre la maire écologiste sortante et La France insoumise a été suivi du ralliement de l’ancienne maire socialiste à un candidat de la majorité présidentielle, provoquant des tensions internes au PS. À Lyon, une fusion technique entre écologistes et insoumis a été actée pour contrer la droite. À l’inverse, à Paris et Marseille, les socialistes sont restés fermes dans leur refus de toute alliance avec les formations de Jean-Luc Mélenchon.
Ces stratégies locales contrastées du Parti socialiste ont provoqué des critiques au sein même de la gauche, certains figures reprochant un manque de clarté et de cohérence. Les déclarations passées de Jean-Luc Mélenchon, évoquant le coût supposé d’un accord avec les socialistes, sont régulièrement rappelées par les adversaires politiques pour dénoncer ces alliances. Le second tour des municipales s’annonce donc non seulement comme un test électoral, mais aussi comme un révélateur des fractures et des équilibres précaires au sein de la gauche française.
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