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Prison de Condé : un accusé expulsé du tribunal après des propos terroristes


L’audience a tourné au vif incident lorsque Michael Chiolo, jugé pour une attaque violente contre des surveillants, a glorifié l’EI et menacé un avocat, provoquant son exclusion immédiate.
L’atmosphère s’est brutalement tendue lors du procès de Michael Chiolo, inculpé pour une agression meurtrière survenue en 2019 dans la prison de Condé-sur-Sarthe. Vendredi, devant la cour d’assises spéciale de Paris, l’accusé a été expulsé de la salle après avoir tenu des propos explicitement favorables au terrorisme et proféré des menaces à l’encontre d’un avocat des parties civiles.
Interrogé depuis deux heures, Chiolo a reconnu sans ambages son intention de « faire le maximum de victimes ». Converti à l’islam radical en détention, il a multiplié les déclarations d’allégeance à l’État islamique (EI). La situation a dégénéré lorsqu’il a rétorqué à l’avocat d’une victime : « Si demain vous portiez une combinaison orange et que je tenais un couteau, vous ne me parleriez pas ainsi. » La présidente, scandalisée, a immédiatement ordonné son évacuation du box, sous les applaudissements sarcastiques de l’intéressé.
Plus tôt, Chiolo avait tenté de disculper ses quatre coaccusés, affirmant avoir agi seul. Pourtant, l’enquête a établi que sa compagne, Hanane Aboulhana, avait facilité l’attaque en introduisant des armes dans l’établissement. Le couple projetait de prendre en otage le directeur de la prison avant de l’exécuter, mais leur plan a échoué. Les surveillants, bien que grièvement blessés, ont réussi à les enfermer. L’intervention des forces de l’ordre s’est soldée par la mort d’Aboulhana et la neutralisation de Chiolo.
L’accusé a justifié son passage à l’acte par la volonté de « venger » l’auteur de l’attentat de Strasbourg en 2018. Dans un écrit qualifié de « testament », il avait accusé les autorités françaises d’être responsables de sa radicalisation, évoquant des conditions de détention « inhumaines ». Refusant de se rétracter, il a même qualifié les magistrats d' »ennemis », tout en niant les avoir ciblés spécifiquement.
Interrogé sur sa dangerosité actuelle, Chiolo s’est montré évasif, déclarant que ces questions touchaient à « l’intime ». Son audition, suspendue dans la confusion, reprendra prochainement. Le verdict, attendu début juillet, pourrait aboutir à des peines de perpétuité pour tous les prévenus.





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