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Culture

Portrait – Manitas de Plata : Ce Sétois aux  » doigts de fée « 

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Manitas de Plata dont la traduction littérale est  » petites mains d’argent  » ou  » doigt de fée  » selon une expression française, est né à Sète, dans une caravane, en août 1921. Il fait partie de ces guitaristes d’exception dont le peuple gitan a le secret. Manitas ne sait pas lire la musique, son jeu est instinctif.

Les gitans le surnomment  » blond  » ( prononcez beulon ), car il a les cheveux virant au roux et les yeux bleus, le monde entier ainsi que les siens, le reconnaissent sous le nom de Manitas de Plata ( de son vrai nom,   » Ricardo Baliardo  » ). Il est issu d’une famille de Gitans d’origine espagnole. Au cours du pèlerinage des Sainte-Marie de la Mer, en 1955, le photographe Lucien Clergue le remarque, et en 1959 le disque  » Gitans aux Saintes-Maries-de-la-Mer  » est publié. Mais le nom des musiciens n’est pas mentionné et c’est grâce à l’intervention de Jean Cocteau que les droits d’auteurs du disque sont reconnus.

À cette époque, Jean Cocteau déclare :  » Le disque ne ressemble pas à ces conserves de beauté qu’on nous livre dans la cellophane. Il est direct et pur comme le style flamenco et voilà de la beauté prise au piège. On me parle d’une chicane au sujet du droit. Cela m’étonne. Aucune danse flamenco ne se ressemble, malgré un rythme ancestral. Ce disque est admirable et bien à vous et à vos camarades. »

Lucien Clergue expose ses photos à New York, et le producteur Alan Silver ayant remarqué une photo sur laquelle figure Manitas se renseigne, désireux de produire un disque. Il a en effet entendu un enregistrement effectué par Manitas, et veut faire découvrir à l’Amérique ce génie de la guitare. Lucien Clergue sert d’intermédiaire et un enregistrement à lieu en Arles, dans une chapelle médiévale désaffectée, nous sommes en 1963. Le succès est tel que Manitas se produit sur la scène du Carnegie Hall à New York.

À l’horizon 1967, il parcourt le monde entier avec sa famille qui ne le quitte pas. Sa carrière se résume a plus de 93 millions de disques vendus pour 83 disques.

Lors d’une soirée hommage à son frère récemment disparu, et pour fêter ses 88 ans, Manitas se produit aux Arènes de Palavas les Flots. Il connaît la scène de l’Olympia de Paris en 2012, il est alors âgé de 91 ans.

La Grande Motte le reconnait  » Citoyen d’Honneur  » et c’est dans cette vile que Manitas se sédentarise. Victime d’un malaise cardiaque en 2013, il est hospitalisé à Montpellier. C’est à cette période que Manitas en appelle à la solidarité, car il est ruiné et malade.

L’association  » La Roue Tourne » venant en aide aux artistes malades, accidentés de la vie et déchus le prend sous son aile. Très fatigué et âgé, il apparaît pourtant, sur un fauteuil roulant, au pèlerinage des Saintes-Maries-de-la-Mer, le 24 mai 2014. C’est là sa dernière apparition publique, Manitas de Plata, tire sa révérence, au cœur de la nuit du 5 au 6 novembre de la même année. Lors de ses obsèques, la communauté gitane et le monde entier lui rendent hommage.

De son vivant, le monde s’accorde à dire qu’il est le digne successeur de Django Reinhardt et indissociable du flamenco qu’il a popularisé, à travers le monde, tout au long de sa vie.

Manitas aurait eu 100 ans cette année. À cette occasion, le conservatoire de musique de Sète, qui porte son nom, sous l’égide de son directeur, M. Guy Sbara, lui dédie une exposition enrichissante et sobre où l’on découvre au mieux la carrière de ce guitariste de légende. L’exposition est ouverte au public les mardis mercredi et jeudi de 14 à 17 h 00 et le samedi de 10 à 17 h 00. Renseignement au 04 99 04 76 30.

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Plateformes de streaming : 7 000 artistes réclament une meilleure rémunération

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Plateformes de streaming : 7 000 artistes réclament une meilleure rémunération

À la veille du Festival de Cannes, 7 000 acteurs signent une tribune pour dénoncer le non-respect de la loi sur la rémunération proportionnelle de leurs œuvres.

Alors que le Festival de Cannes s’apprête à ouvrir ses portes pour sa 77e édition, une tribune signée par 7 000 acteurs français fait grand bruit. Cette déclaration exprime le mécontentement des artistes face à la rémunération jugée insuffisante de leurs œuvres par les plateformes de streaming.

Parmi les signataires de cette tribune, des personnalités telles que Julie Gayet, Samuel Le Bihan, Benoît Magimel et Thierry Lhermitte réclament une application stricte de la loi du 12 mai 2021. Cette loi prévoit une rémunération supplémentaire proportionnelle au succès des œuvres diffusées sur les plateformes en ligne.

Trois ans après l’adoption de cette loi, les acteurs constatent qu’elle n’est toujours pas mise en application. Dans leur tribune, ils évoquent la possibilité d’un mouvement de grève similaire à celui ayant eu lieu à Hollywood, ayant entraîné des pertes considérables pour l’industrie cinématographique américaine.

Anne Bouvier, présidente de l’Adami, soutient cette initiative et appelle à un soutien gouvernemental pour faire respecter les droits des artistes. Elle souligne également une montée de la colère parmi les acteurs français, notamment ceux œuvrant dans les séries télévisées quotidiennes.

L’acteur et réalisateur Sam Karmann, dans une déclaration au Parisien, espère que la raison et la loi prévaudront, mais n’exclut aucune forme de mobilisation pour faire entendre les revendications des acteurs.

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Culture : le secteur de l’édition demande d’interdire la pub télé pour les livres

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Culture : le secteur de l'édition demande d'interdire la pub télé pour les livres

Le Syndicat national de l’édition demande l’abrogation d’un décret autorisant la publicité télévisée pour les livres, craignant un impact négatif sur la création littéraire.

Le Syndicat national de l’édition (SNE) a lancé un appel au gouvernement mercredi pour interdire la publicité télévisée pour les livres, arguant qu’une telle mesure pourrait entraîner « un appauvrissement de la création littéraire ».

Cette prise de position fait suite à un décret du 5 avril qui autorise la publicité télévisée pour les livres à titre expérimental pendant deux ans. Le SNE, inquiet des conséquences potentielles de cette décision, demande fermement son abrogation.

Le décret en question suscite des préoccupations au sein de l’industrie de l’édition, notamment quant à la fragilisation du secteur et à l’éventuelle réduction de la diversité littéraire. Le ministère de la Culture avait ouvert une consultation publique sur cette mesure en janvier et février, mais les résultats de cette consultation n’ont pas été rendus publics avant la publication du décret au Journal officiel, ce qui a pris de court de nombreux acteurs du secteur.

Le SNE a exprimé son désaccord lors de cette consultation, soulignant la nécessité de maintenir l’équilibre dans une industrie caractérisée par sa grande diversité. Il déplore également le manque d’encadrement précis et d’engagement en faveur de la promotion du livre et de la lecture à la télévision dans le cadre de cette expérimentation.

Jusqu’à présent, une seule maison d’édition, les éditions XO, a diffusé un spot télévisé, affirmant avoir toujours milité en faveur de cette forme de publicité.

Cette opposition à la publicité télévisée pour les livres n’est pas seulement portée par les éditeurs, mais également par l’organisation des libraires, le Syndicat de la librairie française, qui s’aligne sur la position du SNE. « Avec l’ensemble de la filière, nous avons toujours été fermement opposés à la publicité télévisée pour les livres. Et nous l’avons réaffirmé lors de la consultation publique », a déclaré Guillaume Husson, délégué général du Syndicat de la librairie française.

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Emmanuel Macron soutient la participation d’Aya Nakamura aux JO de Paris 2024

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Emmanuel Macron soutient la participation d'Aya Nakamura aux JO de Paris 2024

Le Président de la République estime que la chanteuse a « tout à fait sa place » lors de la cérémonie olympique.

Lors de l’inauguration du centre aquatique olympique de Saint-Denis, Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur de la participation de la chanteuse Aya Nakamura à la cérémonie des Jeux olympiques de Paris 2024, affirmant qu’elle avait « tout à fait sa place ».

Face à la presse, le président de la République a déclaré que la présence d’Aya Nakamura lors de la cérémonie d’ouverture ou de clôture des Jeux serait « une bonne chose si elle en fait partie avec d’autres », soulignant que l’artiste « parle à bon nombre de nos compatriotes ».

Cependant, Emmanuel Macron a rappelé que la décision finale revenait à la direction artistique, dirigée par Monsieur Thomas Joly, responsable des cérémonies des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

Cette prise de position intervient après plusieurs semaines de polémique autour d’une possible participation d’Aya Nakamura, la chanteuse franco-malienne étant la cible de critiques de la part de la droite et de l’extrême droite.

Toutefois, la situation semble évoluer favorablement pour l’artiste, puisque les belles-sœurs et héritières d’Édith Piaf ont exprimé leur soutien à l’idée qu’Aya Nakamura interprète une chanson de la Môme lors des JO de Paris, après avoir été sollicitées pour l’utilisation de « L’Hymne à l’amour » lors d’une cérémonie.

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