Monde
Pologne : duel historique entre Europe et nationalisme pour la présidence
L’élection polonaise se joue à quelques voix près, opposant deux visions radicalement différentes de l’avenir du pays. Un scrutin qui pourrait redessiner les équilibres politiques en Europe centrale.
La campagne présidentielle polonaise atteint son paroxysme à l’approche du second tour, prévu ce dimanche. Le maire libéral de Varsovie, défenseur d’une Pologne ancrée dans l’Union européenne, affronte un historien nationaliste porté par la droite souverainiste. Les derniers sondages montrent une égalité parfaite entre les deux prétendants, chacun crédité de 46 % des intentions de vote.
L’enjeu dépasse les frontières polonaises. Une victoire du camp nationaliste remettrait en cause la position de Varsovie sur des dossiers sensibles comme le soutien à l’Ukraine ou les relations avec Bruxelles. Les électeurs de l’extrême droite, qui ont massivement voté pour un troisième homme lors du premier tour, pourraient faire basculer le scrutin. Les deux finalistes multiplient les gestes d’ouverture pour séduire ce réservoir de voix décisif.
Le candidat pro-européen mise sur son image rassembleuse, promettant de « dialoguer avec tous ». Son adversaire, novice en politique mais soutenu par l’ancien parti au pouvoir, durcit son discours sur les questions migratoires et la souveraineté nationale. Les meetings géants organisés par chaque camp cette semaine ont montré l’intensité de la mobilisation.
Derrière ce duel personnel se profile un conflit institutionnel. Le futur président devra composer avec un gouvernement dirigé par l’ancien président du Conseil européen, revenu au pouvoir l’an dernier. Le droit de veto présidentiel, largement utilisé par le chef de l’État sortant, pourrait à nouveau paralyser l’action exécutive en cas de cohabitation conflictuelle.
Les clivages générationnels ajoutent une dimension inédite à ce scrutin. Les jeunes Polonais, lassés des partis traditionnels, ont plébiscité lors du premier tour des formations alternatives, qu’elles soient libertariennes ou progressistes. Ce rejet du bipartisme historique illustre une profonde mutation de la société polonaise, tiraillée entre modernité et conservatisme.
Les programmes des deux finalistes reflètent ces fractures. Quand l’un promet de libéraliser l’avortement et d’instaurer le mariage homosexuel, l’autre brandit la défense des valeurs traditionnelles et la lutte contre « l’idéologie LGBT ». La campagne, marquée par des révélations embarrassantes sur le passé du candidat nationaliste, a atteint une rare virulence.
Quel que soit le vainqueur, la Pologne semble engagée dans une période d’instabilité politique. Le scrutin pourrait ne pas trancher définitivement la bataille entre europhiles et souverainistes, prolongeant ainsi l’impasse institutionnelle qui paralyse Varsovie depuis des mois. Les observateurs européens guetteront particulièrement les premières décisions du nouveau président sur le dossier ukrainien, pierre de touche des orientations géopolitiques polonaises.
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