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Planète: Le capitaine Kirk de Star Trek, William Shatner, sur le point de décoller pour l’espace

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Une fusée de Blue Origin était sur le point de s’envoler mercredi depuis le Texas pour quelques minutes dans l’espace, avec à bord un passager emblématique: William Shatner, qui a incarné le fameux capitaine Kirk de la série Star Trek.

A 90 ans, il deviendra la personne la plus âgée à atteindre l’espace, et sera accompagné par trois autres passagers.

Il s’agit du deuxième vol avec des passagers à bord pour la fusée de l’entreprise du milliardaire Jeff Bezos. Ce dernier avait lui-même fait le voyage en juillet dernier.

« Je vais être émerveillé par la vue de l’espace. Je veux regarder le globe et apprécier sa beauté et sa robustesse », a déclaré mardi William Shatner dans une vidéo publiée par Blue Origin.

Le décollage était initialement prévu à 09H00 heure locale (14H00 GMT), mais a été repoussé d’environ 30 minutes après une suspension du compte à rebours pour d’ultimes vérifications.

Les passagers « sont arrivés sur le site de lancement » et « enfilent leur combinaison », a tweeté l’entreprise mercredi matin. La retransmission vidéo les montraient ensuite dans une voiture, en route vers la fusée pour embarquer.

La fusée New Shepard, entièrement automatisée et réutilisable, décolle à la verticale. Elle est composée d’un lanceur et d’une capsule au design ultra-moderne, qui se détache en vol.

Ainsi propulsée, elle dépasse ce qu’on appelle la ligne de Karman qui marque, à 100 km d’altitude, la frontière de l’espace selon la convention internationale.

Les passagers peuvent se détacher de leur siège et flotter quelques instants en apesanteur.

La capsule retombe ensuite sur Terre freinée par trois parachutes et un rétropropulseur. Le lanceur revient de son côté se poser automatiquement non loin de son lieu de décollage.

Au total, l’expérience ne dure que onze minutes.

Outre l’acteur canadien, trois autres passagers seront à bord. Chris Boshuizen est un ancien ingénieur de la Nasa et le cofondateur de Planet Labs, une société américaine qui photographie chaque jour la Terre en haute résolution grâce à des satellites.

Glen de Vries est lui le cofondateur de Medidata Solutions, une entreprise spécialisée dans les logiciels de suivi d’essais cliniques pour l’industrie pharmaceutique.

Tous deux ont payé pour le voyage (le montant n’a pas été révélé).

Enfin, Audrey Powers, une responsable de Blue Origin chargée notamment des opérations de vol et de la maintenance de la fusée, complète l’équipage.

Série culte

Moins de trois mois après le vol de Jeff Bezos dans l’espace, ce nouveau décollage montre bien la détermination de sa société à s’imposer dans le secteur convoité du tourisme spatial.

La compétition fait rage avec Virgin Galactic, qui propose une expérience similaire de quelques minutes. En juillet, le milliardaire britannique Richard Branson a lui aussi volé vers l’espace à bord d’un vaisseau de la compagnie qu’il a fondée.

Et en septembre, SpaceX a de son côté envoyé quatre touristes spatiaux pour trois jours en orbite autour de la Terre, une mission autrement plus ambitieuse (et coûteuse).

« Nous en sommes seulement au début, mais quel début miraculeux, et comme il est extraordinaire d’en faire partie », a déclaré William Shatner dans la vidéo de Blue Origin.

Star Trek, diffusée à partir de 1966 pour seulement trois saisons, relatait les aventures de l’USS Enterprise, lancé dans une mission d’exploration interstellaire.

La série est devenue culte pour les amateurs de science-fiction, dont Jeff Bezos. Le fondateur d’Amazon a même fait une apparition dans l’un des nombreux films dérivés de la série – méconnaissable sous un maquillage d’extraterrestre.

« Le capitaine Kirk, incarné par Shatner, représente peut-être davantage l’ultime frontière que n’importe qui pour des générations », a souligné auprès de l’AFP le scénariste américain Marc Cushman.

L’acteur et son personnage de fiction « étaient des symboles de l’intérêt croissant de la nation – et du monde – pour l’exploration spatiale », a-t-il poursuivi.

Longtemps menée par les agences étatiques, cette conquête spatiale est aujourd’hui de plus en plus prise en charge par des entreprises privées. Et William Shatner en assure, là encore, la promotion.

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L’astronaute française Sophie Adenot s’envolera pour la Station spatiale en 2026

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L'astronaute française Sophie Adenot s'envolera pour la Station spatiale en 2026

25 ans après Claudie Haigneré, Sophie Adenot deviendra la deuxième Française à rejoindre la Station spatiale internationale, marquant une étape historique pour la France et l’ESA.

Un quart de siècle après Claudie Haigneré, la première femme française à être allée dans l’espace, une nouvelle astronaute française s’apprête à suivre ses traces. L’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé mercredi 22 mai que Sophie Adenot, 41 ans, participera à une mission à bord de la Station spatiale internationale (ISS) en 2026. Elle sera la première de sa promotion 2022 de spationautes européens à rejoindre l’ISS.

« C’est incroyable ! Je manque vraiment de mots pour décrire combien je suis heureuse. C’est clairement un honneur, une grande responsabilité et une nouvelle étape dans ma carrière, et ce sera une aventure incroyable », a déclaré Sophie Adenot dans un message préenregistré. Ingénieure et colonel de l’Armée de l’air et de l’espace, Adenot a validé sa formation d’astronaute il y a seulement un mois.

Après avoir commencé sa formation à Cologne, en Allemagne, Sophie Adenot est arrivée début mai aux États-Unis pour suivre des cours au centre spatial de la NASA à Houston, Texas. Elle se prépare à une formation intensive en vue de ce voyage dans l’espace. « Je sais que cela va être deux années très intenses avant le décollage, mais je suis hyper contente », a-t-elle confié à franceinfo. « On passe à la vitesse supérieure, notamment parce qu’il faut acquérir toutes les qualifications, des plus basiques jusqu’aux plus élaborées », a-t-elle expliqué. Le décollage est actuellement prévu pour le printemps 2026.

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Planète : La biodiversité des rivières et plans d’eau douce en France en déclin, selon un rapport du WWF

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Planète : La biodiversité des rivières et plans d'eau douce en France en déclin, selon un rapport du WWF

Un rapport inédit du WWF révèle un déclin inquiétant de certaines espèces de poissons et d’oiseaux dans les rivières françaises, malgré des efforts financiers considérables.

La biodiversité des rivières et des plans d’eau douce en France est gravement menacée, selon un bilan inédit publié mercredi par le WWF. Ce rapport, publié à l’occasion de la journée internationale de la biodiversité, met en lumière un effondrement de certaines espèces de poissons et d’oiseaux, notamment la truite et le grèbe huppé, malgré une apparente stabilité globale des populations au cours des vingt dernières années.

Le WWF a introduit un « indice rivières vivantes » basé sur des données de surveillance pour évaluer la santé des rivières en France métropolitaine. Le rapport indique un déclin de 0,4% des populations de poissons et d’oiseaux observés depuis 20 ans, en dépit de dépenses estimées à 500 milliards d’euros pour la politique de l’eau. En 2019, seulement 43,1% des rivières étaient en bon état écologique, selon les chiffres des agences de l’eau repris par l’ONG.

« Il y a quelque chose qui cloche », déclare Yann Laurans, directeur des programmes du WWF France, en soulignant l’écart entre les investissements financiers et les résultats obtenus. Le déclin moyen cache de grandes disparités, avec une augmentation de la diversité des poissons dans les grands fleuves, mais une dégradation de la qualité des petits cours d’eau en milieu rural en raison de l’intensification des pratiques agricoles et de l’artificialisation.

Les activités humaines ont multiplié les sources de dégradation : barrages, dragages, canalisations, prélèvements excessifs, rejets de pesticides, d’engrais et de polluants industriels. Deux espèces emblématiques, le grèbe huppé et la truite des rivières, ont vu leur population chuter respectivement de 91% et 44% en 20 ans. En revanche, les espèces invasives comme le poisson-chat, le ragondin et l’écrevisse de Louisiane prolifèrent.

Pour remédier à cette situation, le WWF met en avant la préservation des zones humides. « Nous relançons notre stratégie d’acquisition foncière », déclare Jean Rousselot, responsable eau douce de l’ONG, qui prévoit de dépenser 5 millions d’euros pour protéger ces espaces en France métropolitaine.

Cette approche n’est pas totalement nouvelle. Dans les années 1980, le WWF avait contribué à la création de la réserve naturelle de Chérine dans la Brenne, où l’association possède des terrains. Aujourd’hui, le WWF mène des politiques de « paiements pour service écosystémique », rémunérant des pisciculteurs pour des pratiques écologiques.

Des espèces menacées comme la guifette moustac et la cistude, une tortue d’eau douce, trouvent refuge dans ces zones protégées. Albert Millot, directeur de la réserve naturelle de Chérine, souligne l’importance de ces efforts de préservation. « Il n’y a plus beaucoup de territoires où elle subsiste », dit-il, insistant sur la nécessité de protéger ces habitats face aux menaces du réchauffement climatique et de la prédation.

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Chaleur : des températures plus élevées que la normale dans les régions méditerranéennes cet été

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Chaleur : des températures plus élevées que la normale dans les régions méditerranéennes cet été

Sous-titre : Météo France prévoit une forte probabilité de températures supérieures à la normale entre mai et juillet, en particulier dans le sud de la France.

Selon Météo France, les régions méditerranéennes pourraient connaître des températures estivales supérieures à la normale entre mai et juillet, avec une probabilité de 70 %. Cette prévision s’accompagne d’une augmentation de la température moyenne de la mer Méditerranée, contribuant à cette tendance.

Le bulletin trimestriel de Météo France, publié le 29 avril, indique que la probabilité de températures plus élevées que la normale est de 70 % dans la zone méditerranéenne. En revanche, dans le reste de la France, cette tendance est moins prononcée, avec une probabilité de 50 % à l’échelle nationale.

Ces prévisions sont essentielles pour les agriculteurs, bien qu’elles nécessitent une certaine prudence, étant donné leur nature à long terme. Guillaume Sechet, météorologue, souligne qu’il est plus difficile de prédire les précipitations que les températures sur une période aussi étendue. Bien que les modèles européens et américains convergent vers des températures plus élevées, aucune préférence n’est donnée à un scénario spécifique par Météo France.

Le climatologue Davide Farande explique que la hausse des températures de la mer Méditerranée est un facteur contributif majeur à cette prévision. Avec une mer plus chaude que la normale ce printemps, la chaleur se propage progressivement vers le littoral, augmentant ainsi les températures dans la région.

Ces prévisions ne doivent pas être confondues avec des annonces de vagues de chaleur ou de canicules, souligne-t-on. Ces phénomènes restent imprévisibles sur une échelle temporelle aussi large.

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