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Politique

Pierre Moscovici alerte sur l’urgence d’un redressement budgétaire équitable

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L’ancien ministre plaide pour un effort immédiat afin d’éviter des mesures plus drastiques à l’avenir.

Le président de la Cour des comptes a exprimé ses inquiétudes quant à la trajectoire des finances publiques françaises. Selon lui, le pays se trouve à un carrefour décisif où des décisions courageuses s’imposent pour éviter un durcissement ultérieur des mesures. Le plan présenté par le gouvernement, visant près de 44 milliards d’euros d’économies, constitue selon lui une base solide, à condition qu’il soit appliqué avec rigueur et équité.

Les indicateurs économiques actuels justifient cette position. Avec un déficit public atteignant 5,8 % du produit intérieur brut et une dette approchant les 3 500 milliards d’euros, la marge de manœuvre se réduit dangereusement. Le service de cette dette absorbe désormais 67 milliards d’euros annuels, un chiffre qui pourrait bondir à 100 milliards avant 2030 si aucune correction n’est opérée. Ces éléments rendent indispensable une maîtrise accrue des dépenses publiques, tout en préservant la cohésion sociale.

Trois principes doivent guider cette stratégie. Premièrement, la répartition des efforts entre l’État central, les collectivités territoriales et les organismes sociaux doit refléter une responsabilité partagée. Deuxièmement, l’accent doit porter prioritairement sur la rationalisation des dépenses plutôt que sur de nouvelles ponctions fiscales, dans un contexte où la pression fiscale française dépasse déjà celle de ses voisins européens. Enfin, l’équité sociale doit rester au cœur des arbitrages, qu’il s’agisse du traitement des différentes catégories de revenus ou des générations.

Cette approche exige un dialogue constructif avec les partenaires politiques et sociaux pour obtenir l’adhésion nécessaire à sa mise en œuvre. Sans consensus, les risques de blocage pourraient compromettre l’objectif de ramener le déficit sous la barre des 3 % d’ici à 2029. La crédibilité du plan gouvernemental dépendra donc autant de sa pertinence économique que de sa capacité à concilier justice sociale et impératifs budgétaires.

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