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Économie

Pershing Square propose une restructuration ambitieuse pour Universal Music

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Le fonds activiste de Bill Ackman a dévoilé un projet de fusion visant à libérer la valeur du géant musical, avec une valorisation pouvant atteindre 55 milliards d’euros.

La société d’investissement Pershing Square a soumis une proposition aux administrateurs d’Universal Music Group. Cette offre, présentée comme non contraignante, envisage une fusion avec une entité spéciale destinée à être cotée à New York. L’opération aurait pour objectif de résoudre ce que le fonds perçoit comme des freins à la valorisation boursière du leader mondial de la musique.

Le plan offre deux options aux actionnaires actuels. Ils pourraient échanger leurs titres contre un mélange d’espèces et d’actions du nouvel ensemble, ce qui valoriserait UMG à environ 55 milliards d’euros, soit une prime significative sur le cours actuel. Une seconde alternative, purement monétaire, proposerait une prime moindre. Dans les deux scénarios, Pershing Square n’obtiendrait pas la majorité du capital.

Le financement de la partie en numéraire reposerait sur un apport du fonds, un endettement et les produits nets de la vente de la participation minoritaire d’UMG dans Spotify. Cette cession permettrait également, selon la lettre adressée au conseil, de dégager des fonds pour les artistes du label.

Le promoteur du projet met en avant les perspectives financières de l’entreprise restructurée, anticipant une génération robuste de trésorerie dans les années à venir et une progression soutenue du dividende. Il souligne par ailleurs la performance opérationnelle et artistique d’UMG sous sa direction actuelle.

Cependant, Bill Ackman estime que cette performance n’est pas reflétée par le cours de bourse, en raison de plusieurs facteurs. Il cite notamment l’incertitude persistante autour de la participation et des intentions du groupe Bolloré, principal actionnaire, ainsi qu’une communication jugée insuffisante sur la stratégie financière. La récente démission des administrateurs représentant Bolloré aurait accentué cette incertitude.

L’offre conditionne ainsi son succès à l’approbation des deux tiers des actionnaires, dont celle du groupe Bolloré, et prévoit des modifications de gouvernance, incluant l’entrée de nouveaux administrateurs désignés par Pershing et une renégociation du contrat du dirigeant. Le fonds affirme avoir engagé le dialogue avec l’actionnaire de référence, lui laissant entrevoir la possibilité de conserver une participation importante tout en réalisant une partie de sa mise.

La réaction des principaux concernés à cette proposition n’était pas immédiatement connue. Sur le marché, l’annonce a été accueillie favorablement, la valeur du titre Universal Music affichant une nette progression à la Bourse d’Amsterdam.

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