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Pavlenski crée le scandale au procès Marchand : une audience sous haute tension

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L’artiste controversé interrompt l’audience pour défendre la papesse du people, avant d’être expulsé manu militari. Un procès qui lève le voile sur les coulisses troubles de la presse people.

L’ouverture du procès de Mimi Marchand, figure incontournable de la presse people française accusée de chantage envers l’animatrice Karine Le Marchand, a été marquée par une intervention spectaculaire. Piotr Pavlenski, artiste russe connu pour ses provocations, a interrompu l’audience pour clamer l’innocence de l’accusée, qualifiant l’affaire de « porno politique ». Vêtu d’un imperméable noir et arborant un bracelet électronique, il a été rapidement maîtrisé par les forces de l’ordre et évacué de la salle, sans qu’aucune poursuite ne soit engagée contre lui.

Cette scène rappelle étrangement les circonstances qui ont conduit Pavlenski devant les tribunaux. En 2020, des policiers avaient divulgué des informations confidentielles sur son interpellation à Sébastien Valiela, un paparazzi proche de Mimi Marchand. Les images de l’artiste menotté, vendues à Paris Match, avaient alors fait la une des magazines. Dans cette affaire annexe, Marchand a bénéficié d’un non-lieu, tandis que Valiela comparaît pour recel de violation du secret professionnel.

Pavlenski, réfugié en France depuis 2017, avait défrayé la chronique en diffusant des vidéos intimes de Benjamin Griveaux, entraînant la chute du candidat LREM à la mairie de Paris. Condamné à six mois de prison avec bracelet électronique, il n’avait pas fait appel, estimant que son « œuvre » s’achevait avec ce verdict. Pourtant, sa présence tonitruante dans ce procès prouve le contraire.

De son côté, Valiela a défendu ses pratiques, affirmant exercer son métier sans malveillance. Il a décrit un système où certaines photos, dites « actualités heureuses », sont orchestrées pour servir des intérêts médiatiques ou personnels. Interrogé sur les clichés volés de François Hollande et Julie Gayet, il a nié toute commande, tout en reconnaissant les arrangements courants dans le milieu.

Le procès, qui se poursuit sans les deux principales concernées – Mimi et Karine Le Marchand –, promet de révéler davantage sur les mécanismes opaques liant médias, célébrités et réseaux d’influence. Une plongée édifiante dans les arcanes d’un univers où l’information se monnaye et se manipule.

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