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Pakistan, une population prise en étau entre pollution et crues dévastatrices

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Alors que le pays subissait déjà une pollution atmosphérique chronique, des inondations sans précédent viennent d’engloutir des villages entiers, plongeant des milliers d’habitants dans une précarité extrême.

Les eaux boueuses du fleuve Ravi ont submergé le village de Shahdara, situé dans la province du Pendjab, contraignant des centaines de familles à un exode précipité. Parmi elles, Ghulam Bano contemple désormais les vestiges de son habitation, partiellement effondrée sous la force du courant. Sa famille avait pourtant choisi de s’installer dans cette zone périphérique de Lahore il y a moins d’un an, espérant échapper au smog asphyxiant qui enveloppe régulièrement la deuxième ville du Pakistan.

Le phénomène climatique a provoqué l’évacuation de plus de 260 000 personnes dans la seule région du Pendjab, grenier agricole du pays. Beaucoup ont trouvé refuge dans des établissements scolaires réquisitionnés pour l’occasion, où les conditions sanitaires se dégradent rapidement. Les médecins sur place signalent déjà l’apparition d’infections cutanées parmi les déplacés, exposés à des eaux stagnantes infestées d’insectes.

Pour de nombreux sinistrés, cette catastrophe naturelle s’ajoute à une vulnérabilité préexistante. Les pathologies respiratoires contractées durant les épisodes de pollution hivernale compliquent davantage leur situation. Certains témoignent de difficultés accrues à travailler ou à subvenir aux besoins de leur famille, dans un contexte où l’accès à l’eau potable et à la nourriture devient problématique.

Les autorités provinciales ont mis en place plus de trois cents centres d’hébergement d’urgence, tandis que l’armée participe aux opérations de secours. Cependant, les prévisions météorologiques annoncent de nouvelles précipitations dans les prochains jours, suscitant l’inquiétude des organismes de protection civile.

Cette succession de crises environnementales intervient dans un pays où la mousson, bien que vitale pour l’agriculture, provoque chaque année des pertes humaines et matérielles considérables. Les experts climatiques soulignent la recrudescence d’événements météorologiques extrêmes dans la région, attribuée au dérèglement du climat.

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