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Pakistan, la double peine climatique

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Alors que le pays subissait déjà une pollution atmosphérique étouffante, des inondations dévastatrices frappent désormais le Pendjab, contraignant des milliers d’habitants à l’exode.

Les eaux boueuses du fleuve Ravi ont submergé des quartiers entiers de Shahdara, dans la périphérie de Lahore, réduisant à néant les efforts de populations déjà éprouvées. Déplacées il y a moins d’un an pour fuir le smog hivernal, de nombreuses familles se retrouvent aujourd’hui confrontées à une nouvelle crise, celle des inondations de mousson.

Près de 260 000 personnes ont dû être évacuées à travers le Pendjab, région agricole vitale qui concentre près de la moitié de la population nationale. Des écoles publiques ont été transformées en abris d’urgence, où des médecins s’affairent à soigner les infections cutanées provoquées par les eaux stagnantes. Les récits des sinistrés témoignent de conditions de vie précaires, marquées par le manque d’eau potable et la pénurie alimentaire.

Cette catastrophe s’inscrit dans un contexte plus large de dérèglement climatique. Les pluies de mousson, bien que cruciales pour l’agriculture, deviennent de plus en plus imprévisibles et violentes. Le bilan humain s’alourdit de semaine en semaine, avec plus de 800 morts recensés depuis juin à l’échelle nationale.

Les autorités provinciales ont ouvert plus de 300 centres d’hébergement, mais l’angoisse persiste parmi les déplacés. Beaucoup redoutent de nouvelles intempéries annoncées pour les prochains jours, tandis que leurs habitations, souvent construites de manière informelle, n’ont pas résisté à la force des courants. Pour ces populations vulnérables, l’urgence est désormais à la reconstruction, dans un pays où les catastrophes environnementales se succèdent sans répit.

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