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Nouveau Conseil de défense face au Covid, après les couacs du gouvernement

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Emmanuel Macron a réuni mercredi matin un Conseil de défense sur l’épidémie de Covid-19, pour discuter de possibles nouvelles mesures face à l’épidémie qui galope toujours, après une série de couacs autour du reconfinement.

Le bilan de la pandémie a une nouvelle fois dépassé mardi la barre de 400 morts en 24 heures, avec 426 décès des suites du Covid à l’hôpital, auxquels s’ajoutent 428 morts enregistrés en quatre jours dans les Ehpad. Depuis le début de l’épidémie, le Covid-19 a fait 38.289 morts, selon le dernier bilan officiel.

Indicateur essentiel de la pression sur le système hospitalier, que le confinement vise à limiter, le nombre de patients gravement atteints dans les services de réanimation était mardi de 3.869 (39 de plus en 24 heures), pour quelque 6.400 lits actuellement disponibles.

Face à ces chiffres, l’exécutif choisira-t-il de durcir le confinement? Des mesures plus restrictives sont sur la table, comme un possible « couvre-feu » à Paris ou en Ile-de-France (notamment en raison des attroupements devant certains commerces autorisés à rester ouverts), annoncé prématurément mardi par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Un couac retentissant qui a succédé à la polémique et aux volte-face gouvernementales sur l’ouverture des commerces – de proximité ou grande distribution, puis produit par produit. Polémique qui a généré une fronde de dizaines de maires qui ont bravé dans différentes régions les décisions gouvernementales et pris des arrêtés pour autoriser la réouverture de magasins.

« Bazar » et « cacophonie »

L’impression de désordre – « Le big bazar » titrait lundi Libération, tandis que Le Figaro fustigeait « L’exécutif en pleine cacophonie » – a été encore renforcée par une péripétie à l’Assemblée nationale, où les oppositions ont réussi dans la nuit à limiter à mi-décembre la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, alors que le gouvernement voulait qu’il soit étendu à la mi-février.

Or, c’est précisément ce régime d’exception qui permet de restreindre drastiquement les déplacements ou de confiner la population. Mais les députés de la majorité se sont retrouvés en minorité sur les bancs.

Le ministre de la Santé Olivier Véran, qui doit par ailleurs être entendu mercredi après-midi par la mission d’information de l’Assemblée sur la gestion de l’épidémie, a fait interrompre la suite de l’examen du texte. Et le gouvernement a la possibilité de revenir sur ces votes avant l’adoption définitive du projet de loi, prévue vendredi mais qui pourrait être repoussée.

Des voix s’élèvent en tout cas pour un durcissement des mesures face à la résurgence épidémique, comme Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Tenon à Paris, qui s’est dit « consterné » par un confinement « complètement light ».

« Plus strict »

Ou Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France, qui appelle à un resserrement de la vis « si les chiffres ne s’améliorent pas ». Position partagée par le maire de Nice Christian Estrosi, qui plaide mercredi dans Le Parisien pour « un confinement plus strict » si la courbe ne s’inverse pas d’ici une semaine.

Les mesures dans l’éducation nationale, dont les établissements restent ouverts contrairement au premier confinement du printemps, sont également contestées, par les collectivités ou syndicats qui les jugent difficilement applicables, comme par des élèves qui les dénoncent comme pas assez protectrices.

Dans la foulée du Conseil de défense, le Conseil des ministres devait notamment examiner le projet de budget rectifié pour 2020, qui entérine une récession plus importante que prévu et prévoit 20 milliards d’euros de dépenses supplémentaires

Pour cette quatrième loi de finances rectificative depuis le début de la crise, le gouvernement a revu à la hausse l’impact de l’épidémie de Covid-19 sur l’économie, avec contraction du PIB de 11%, contre un recul évalué à 10% dans la précédente prévision de septembre.

En cause justement: le reconfinement, initialement prévu pour un mois, et qui va faire replonger l’activité et grever le rebond enregistré au troisième trimestre après la sortie du premier confinement.

Et la nouvelle prévision de récession « suppose » d’ailleurs que ce nouveau confinement dure plus d’un mois, a estimé le Haut conseil des finances publiques.

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France

Congrès du PS : la victoire d’Olivier Faure entérinée par le parti

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Congrès du PS : la victoire d’Olivier Faure entérinée par le parti

Le Parti socialiste a finalement trouvé un accord ce samedi après-midi, après plusieurs jours de contestations internes sur les résultats de l’élection du premier secrétaire du parti.

Soumis de 14 à 16 heures au vote des délégués du Congrès socialiste à Marseille, un protocole d’accord a finalement été entériné vers 15 heures ce samedi, confirmant la victoire d’Olivier Faure comme premier secrétaire du PS, à l’issue de plusieurs jours de contestations internes. Les 186 délégués ont à la quasi-unanimité brandi leur carton rouge validant l’accord entre les deux rivaux, portant sur la composition de la direction notamment. « Cette maison, vous venez encore, une fois de plus, de la sauver », a réagi au micro, sous les applaudissements, le maire de Marseille Benoît Payan, qui a dit « avoir eu peur ces derniers jours ».

Le texte détermine que son rival Nicolas Mayer-Rossignol, sceptique vis-à-vis de l’alliance de gauche Nupes et qui contestait jusqu’à présent sa victoire, deviendra premier secrétaire délégué au côté de la maire de Nantes pro-Faure Johanna Rolland. Hélène Geoffroy, chef de file des anti-Nupes, prendra la présidence du conseil national, le parlement du parti.

Le maire de Rouen a contesté pendant plusieurs jours la victoire du premier secrétaire sortant (avec officiellement 51,09 %). Nicolas Mayer-Rossignol ne cache pas ses réticences vis-à-vis de LFI et d’un accord qui a déçu beaucoup de socialistes.

Organigramme

À l’issue d’un premier vote sur le texte d’orientation, Olivier Faure avait obtenu 49 % des voix et le maire de Rouen autour de 30 %, devant une troisième candidate, la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy (autour de 20 %).

Les négociations se sont notamment débloquées lorsque cette dernière, qui n’avait pas pu se maintenir et avait décidé de soutenir Nicolas Mayer-Rossignol, a indiqué qu’elle ne souhaitait pas intégrer la direction, mais rester dans l’opposition. « Ils assument d’être la minorité, mais ne sont plus avec Nicolas Mayer-Rossignol, ce qui change la donne » et le rapport de force, explique une proche d’Olivier Faure.

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Des « mairies solidaires » fermées le 31 janvier contre la réforme des retraites

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Des "mairies solidaires" fermées le 31 janvier contre la réforme des retraites

Plusieurs maires ont annoncé la fermeture de leur mairie pour cette journée de grève, afin de permettre aux agents municipaux de participer à la mobilisation, mais aussi de protester eux-mêmes contre cette mesure.

Plusieurs mairies ont annoncé des actions pour le 31 janvier, journée d’appel à la grève générale contre la réforme des retraites, afin de permettre aux agents municipaux de se joindre à la mobilisation mais aussi de protester contre cette mesure.

Après l’appel lancé par Fabien Roussel de fermer les mairies le 31 janvier par « solidarité » envers les mobilisations prévues contre la réforme des retraites, Anne Hidalgo a annoncé fermer les portes de l’Hôtel de ville de Paris. Cette décision présentée comme symbolique revêt « un problème moral », voire « politique », a fait savoir le ministre du Travail Olivier Dussopt.

« J’ai un peu le sentiment que la maire de Paris confond les services municipaux avec une annexe du Parti socialiste », a ainsi dénoncé le ministre, ce vendredi matin. Le membre du gouvernement dénonce le fait que « l’engagement politique » de l’élue prive les Parisiens, parmi lesquels certains sont « favorables à la réforme » ou « n’y sont pas opposés ».

Cette initiative pose également pour Olivier Dussopt « une vraie question politique en termes de neutralité et de respect des convictions ». D’autres mairies ont annoncé interrompre leurs services le temps de la deuxième journée de mobilisation.

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Politique

Enquête ouverte sur la consommation de cocaïne du député Renaissance Emmanuel Pellerin

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Enquête ouverte sur la consommation de cocaïne du député Renaissance Emmanuel Pellerin

Au lendemain des révélations de Mediapart, le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) ouvre une procédure incidente pour usage de produits stupéfiants à l’encontre du député Renaissance de Boulogne-Billancourt.

Le parquet de Nanterre annonce jeudi 26 janvier à franceinfo avoir ouvert une nouvelle enquête sur la consommation de drogue supposée du député de la majorité Emmanuel Pellerin (Renaissance). Dans un article publié mercredi, Mediapart assurait que le député des Hauts-de-Seine « a consommé de la cocaïne avant et après son élection à l’Assemblée en juin dernier » et que « confronté à (ces) éléments, il a reconnu cet usage illégal ».

Cette enquête préliminaire, ouverte pour « usage de produits stupéfiants » a été ouverte « à la suite d’éléments nouveaux communiqués au mois de décembre et de ceux révélés mercredi par Mediapart », indique le parquet de Nanterre dans un communiqué. Une première enquête pour « provocation directe d’un mineur à l’usage illicite de produits stupéfiants » avait été classée sans suite faute d’éléments caractérisant en septembre dernier.

L’exclusion possible du député examinée par son parti lundi

Dans son article, Mediapart écrit qu’Emmanuel Pellerin « a justifié sa consommation » de drogue, « à l’occasion de dîners et de soirées », « par des difficultés personnelles et familiales « , à partir de juin 2020. L’élu explique avoir « repris de la drogue le week-end où on a fêté (son) investiture au mois de juillet ». « Après c’était terminé », assure-t-il.

La première enquête classée sans suite avait elle été ouverte sur la base de déclarations du fils d’Emmanuel Pellerin, âgé de 11 ans, racontant à sa psychologue que son père lui avait présenté une boîte contenant des produits stupéfiants.

Après ces nouvelles révélations de Mediapart, le parti Renaissance a expliqué qu’il examinera lundi l’exclusion du député. « Si les faits sont avérés, ils portent gravement atteinte à l’image du Parlement mais aussi du parti dont il est adhérent », a indiqué le porte-parole de Renaissance, Loïc Signor.

L’enquête a été confiée à la brigade de sûreté territoriale des Hauts-de-Seine. La peine encoure pour « usage de stupéfiants » est d’un an de prison et de 3 750 euros.

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