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Netanyahu sollicite la clémence présidentielle pour clore son procès en corruption

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Le Premier ministre israélien invoque l’intérêt national et les profondes divisions provoquées par ses démêlés judiciaires, tandis que l’Élysée israélien examine sa requête sous pression internationale.

Le chef du gouvernement israélien a formellement déposé une demande de grâce présidentielle concernant les multiples accusations de corruption qui pèsent contre lui. Cette initiative intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, le dirigeant arguant que la prolongation des procédures judiciaires exacerbe les fractures au sein de la société.

Dans une déclaration vidéo diffusée publiquement, Benjamin Netanyahu a justifié sa démarche par la nécessité de préserver l’unité nationale face aux défis sécuritaires et économiques. Il a estimé qu’une clôture immédiate de son procès contribuerait à apaiser le climat social et favoriserait une réconciliation générale. Le Premier ministre, qui maintient son innocence, a parallèlement dénoncé la charge représentée par ses comparutions régulières au tribunal, qu’il qualifie d’incompatible avec ses fonctions gouvernementales.

La présidence israélienne a confirmé avoir reçu cette requête qualifiée d’exceptionnelle, précisant qu’elle serait examinée avec toute la diligence requise. Cette annonce fait suite aux interventions répétées de l’ancien président américain Donald Trump, qui avait personnellement plaidé en faveur d’une clémence présidentielle pour son homologue israélien.

Les accusations portent sur plusieurs affaires distinctes. Le couple Netanyahu est soupçonné d’avoir accepté pour plus de 260 000 dollars de cadeaux somptuaires de la part de magnats, en échange d’avantages politiques. Deux autres dossiers concernent des tentatives présumées d’obtenir un traitement médiatique favorable dans certains quotidiens israéliens.

À soixante-seize ans, le dirigeant du Likoud cumule plus de dix-huit années à la tête du pays depuis 1996, un record dans l’histoire politique israélienne. Il a récemment annoncé son intention de se représenter lors des prochaines élections générales prévues avant fin 2026. Son dernier mandat, entamé fin 2022, a été marqué par un projet de réforme judiciaire controversé ayant provoqué d’importantes mobilisations citoyennes, temporairement suspendues après le déclenchement du conflit à Gaza.

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