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Montpellier cède son équipe féminine, victime d’un football sans rentabilité

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Le président Laurent Nicollin jette l’éponge, confronté à l’absence de modèle économique viable pour la section féminine du club héraultais.

La situation financière du football féminin français révèle ses limites malgré l’engouement médiatique récent. Le Montpellier Hérault Sport Club, club historique de l’Hexagone, a annoncé la mise en vente de sa section féminine, incapable de générer des revenus suffisants. Laurent Nicollin, président du club, dépeint une réalité brutale : malgré les succès sportifs passés et une présence européenne régulière, les matchs attirent à peine quelques centaines de spectateurs et les recettes publicitaires restent insignifiantes.

Fondée en 2001, l’équipe féminine avait pourtant marqué les esprits en remportant le championnat en 2005. Mais depuis 2019, les performances en D1 Arkema stagnent, et les difficultés économiques du club masculin – récemment relégué en Ligue 2 – ont précipité la décision. Nicollin l’admet : cette cession est un déchirement, mais une nécessité pour préserver l’équilibre financier global. Des investisseurs étrangers, notamment anglo-saxons, seraient en lice pour reprendre les rênes, avec l’espoir de redynamiser un bassin sportif pourtant fervent.

Ce cas illustre les contradictions d’un football féminin en pleine croissance médiatique, mais encore fragile économiquement. Alors que l’Euro 2025 a galvanisé les foules, certains clubs peinent à transformer cet intérêt ponctuel en ressources durables. Montpellier, qui affrontera le Red Star ce week-end en Ligue 2 masculine, voit ainsi s’éloigner une page glorieuse de son histoire.

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