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Monde: Un séisme rare en Australie sème la panique à Melbourne

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Un séisme de magnitude 5,9 a frappé mercredi, sans faire de victimes, le Sud-Est de l’Australie, faisant trembler les immeubles de Melbourne et sortir en courant des habitants paniqués, dans une région peu habituée aux tremblements de terre.

Le séisme, qui s’est produit à une dizaine de kilomètres de profondeur seulement, a surpris les habitants de la deuxième ville d’Australie à 09H00 (23H00 GMT) et a été ressenti à des centaines de kilomètres à la ronde.

L’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS) a évalué la magnitude à 5,9.

Alors que Melbourne, dans sa huitième semaine de confinement pour lutter contre le Covid-19, se préparait à une troisième journée de violentes manifestations anti-vaccins, la plupart des habitants étaient chez eux au moment où la terre a tremblé.

Le Premier ministre Scott Morrison, réagissant depuis New York, a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de victimes ou de dégâts importants.

Il a néanmoins concédé le côté « très perturbant » du séisme pour la population, dans une zone peu habituée aux secousses comme l’Australie.

Les services de secours de l’Etat de Victoria, dont Melbourne est la capitale, ont dit avoir reçu une centaine d’appels à l’aide « en grande partie pour des dommages structurels mineurs au niveau des cheminées et des façades des bâtiments ». Certains ont été passés depuis Dubbo, à environ 700 kilomètres de l’épicentre.

Des scènes d’habitants paniqués sortant des maisons ont envahi les réseaux sociaux.

A Melbourne, Zume Phim, 33 ans, propriétaire du café Oppen, s’est précipité dans la rue lors de la secousse.

« Tout le bâtiment tremblait. Toutes les fenêtres, le verre tremblaient, comme une vague de tremblements », a-t-il déclaré. « Je n’avais jamais vécu ça. C’était un peu effrayant ».

Dans un quartier commerçant du centre-ville, des morceaux de béton jonchaient la rue.

 « Assez violent »

« Nous avons eu la chance que personne ne se trouve dans le restaurant à ce moment-là », s’est félicité sur Facebook un établissement aux abords tapissés de briques et de gravats.

« C’était assez violent mais tout le monde était un peu sous le choc », a déclaré Parker Mayo, 30 ans, un employé de café.

« J’étais assis au travail à mon bureau (…) Il m’a fallu un certain temps pour comprendre ce que c’était », a dit à la télévision publique ABC Mark Holcombe, maire de Mansfield, petite ville située près de l’épicentre du séisme.

Les séismes de grande ampleur sont inhabituels en Australie. Celui-ci a été suivi de six répliques avec des magnitudes allant de 2,5 à 4,1, selon Geoscience Australia.

Il s’agit du plus gros séisme dans le Sud-Est du pays depuis des années, a déclaré Mike Sandiford, géologue à l’Université de Melbourne.

Selon lui, un séisme de cette ampleur se produit tous les « 10 à 20 ans dans le Sud-Est de l’Australie, le dernier était Thorpdale en 2012 ».

« Nous en avons eu de très gros de magnitude six à la fin des années 1800, bien que les magnitudes précises ne soient pas bien connues », a-t-il ajouté.

Des centaines de manifestants

Les travaux pour réparer les dégâts pourraient être compliqués par le confinement et les manifestations qui se poursuivent.

Mercredi après-midi, des centaines de personnes en tenue de chantier ont à nouveau manifesté dans le centre de Melbourne pour protester contre l’obligation de la vaccination anti-Covid pour les ouvriers du bâtiment alors que la plupart des chantiers ont été abruptement fermés dans la ville.

La police anti-émeute de Melbourne a, comme la veille, tiré des balles en caoutchouc pour les disperser, après avoir prévenu que de nouvelles protestations ne seraient « pas tolérées ».

Europe

Les eurodéputés examinent une loi sur les violences faites aux femmes, une première

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Les eurodéputés examinent une loi sur les violences faites aux femmes, une première

Le Parlement européen se prononce sur une législation historique, mais des désaccords persistent quant à l’inclusion du viol dans la définition des violences de genre.

Le Parlement européen est sur le point de prendre une décision capitale en votant sur une loi visant à lutter contre les violences faites aux femmes au sein de l’Union européenne. Cette législation, première du genre, vise à criminaliser plusieurs formes de violences basées sur le genre, notamment les mutilations génitales féminines, le mariage forcé et le cyberharcèlement.

Le texte propose également d’améliorer l’accès à la justice et aux services de santé pour les victimes de ces violences, dans le but de garantir une protection adéquate à toutes les femmes de l’UE. Cependant, une question clé continue de diviser les États membres : la définition juridique du viol.

Le débat autour de cette question a été intense, certains pays soutenant fermement l’inclusion du viol dans la législation européenne, tandis que d’autres estiment que cette question relève de la compétence nationale. En conséquence, le texte soumis au vote ne comprend pas de définition commune du viol, ce qui a suscité des critiques et des inquiétudes quant à son efficacité.

Malgré ces désaccords persistants, les eurodéputés sont appelés à se prononcer sur cette législation cruciale, qui pourrait marquer un tournant dans la lutte contre les violences faites aux femmes en Europe. L’issue du vote aura des répercussions importantes sur la protection des droits des femmes et sur la capacité de l’UE à harmoniser les législations nationales en matière de violence de genre.

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Monde

Israël lance à son tour une attaque contre l’Iran, provoquant des tensions régionales

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Israël lance à son tour une attaque contre l'Iran, provoquant des tensions régionales

Les explosions en Iran suscitent des inquiétudes mondiales et des appels à la retenue.

Israël a lancé une attaque contre l’Iran, déclenchant des explosions dans plusieurs régions du pays, selon des médias aux États-Unis citant des responsables américains. L’agence officielle iranienne Irna a rapporté qu’aucun dégât majeur n’avait été signalé après les événements survenus à l’aube.

Selon le New York Times, l’attaque aurait été menée par de petits drones, potentiellement lancés depuis le territoire iranien. Cette action vise à démontrer à l’Iran que Israël est capable de frapper à l’intérieur du pays, selon le Washington Post.

Les tensions entre les deux pays se sont intensifiées après les tirs de drones et de missiles contre Israël le week-end précédent. En réponse à ces attaques, Israël aurait lancé cette offensive contre l’Iran. Bien que les explosions aient été signalées, elles n’auraient pas visé les installations nucléaires, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) basée à Vienne.

Les médias américains rapportent que Israël aurait informé Washington de son attaque sur l’Iran. Cependant, le Pentagone n’a pas encore fait de commentaire à ce sujet. L’attaque survient alors que l’Iran a activé son système de défense aérienne au-dessus de plusieurs villes, selon les médias d’État iraniens. Ces événements coïncident également avec le 85e anniversaire du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.

La communauté internationale appelle à la retenue et à la désescalade. Plusieurs pays, dont l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Italie, ont exprimé leur préoccupation et ont appelé à un apaisement des tensions. Les États-Unis, qui n’ont pas été impliqués dans l’opération offensive, ont également exhorté à la retenue. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré que les États-Unis surveillaient la situation de près.

En réponse à ces événements, l’Australie a appelé ses ressortissants à quitter Israël et les territoires palestiniens par crainte d’une régionalisation du conflit entre Israël et le Hamas.

Face à ces développements, la position de la France est axée sur la désescalade et la retenue au Moyen-Orient. Le ministre français délégué à l’Europe, Jean-Noël Barrot, a souligné l’importance de la prudence et a noté que le président Emmanuel Macron s’exprimera en temps voulu sur la situation.

Les appels à la désescalade se multiplient alors que la région reste sous haute tension, avec des préoccupations croissantes quant à une escalade potentielle des hostilités entre Israël et l’Iran.

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Europe

Ukraine: 11 morts dans une triple frappe russe sur une grande ville du nord

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Ukraine: 11 morts dans une triple frappe russe sur une grande ville du nord

Au moins 11 personnes tuées dans une triple frappe russe, l’Ukraine réclame un renforcement de ses défenses aériennes.

Une triple frappe russe a frappé la grande ville de Tcherniguiv dans le nord de l’Ukraine, faisant au moins 11 morts et 22 blessés, selon le ministre de l’Intérieur Igor Klimenko. Le président Volodymyr Zelensky a réagi en pointant du doigt le manque d’aide de l’Occident dans la défense du pays.

Le président Zelensky a déclaré que l’Ukraine manquait de défenses aériennes suffisantes pour empêcher de telles attaques. Il a déploré le fait que la Russie bombarde quotidiennement les villes ukrainiennes, utilisant des missiles et des drones explosifs, notamment pour cibler les infrastructures énergétiques du pays.

Face à une aide occidentale qui semble diminuer, l’Ukraine peine à intercepter ces attaques. Zelensky a exhorté ses partenaires internationaux à fournir davantage d’armements et de systèmes de défense aérienne pour renforcer la capacité de l’Ukraine à se protéger.

L’attaque sur Tcherniguiv survient dans un contexte où l’Ukraine tente de faire face à l’agression russe depuis plusieurs années. Fondée il y a plus de 1 000 ans, Tcherniguiv est une ville historique qui a été lourdement bombardée par l’armée russe depuis le début de l’offensive.

Dans un autre incident, des médias russes ont rapporté une attaque ukrainienne sur la base militaire de Djankoï en Crimée, avec des vidéos montrant des explosions impressionnantes au milieu de la nuit. Selon des sources, des missiles tactiques ATACMS fournis par les États-Unis à l’Ukraine pourraient avoir été utilisés lors de cette attaque.

Les pertes dans les rangs russes depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, il y a deux ans, sont estimées à environ 50 000 soldats, selon des médias russes et britanniques. Les autorités russes ne divulguent pas officiellement leurs pertes, tandis que Zelensky a reconnu en février la mort de 31 000 militaires ukrainiens.

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