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Monde : Maroc/élections: une participation en hausse, des accusations d’irrégularités

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Les Marocains ont voté mercredi lors d’élections générales censées déterminer l’avenir du parti islamiste PJD, à la tête du gouvernement depuis une décennie, un scrutin marqué par une participation en hausse et des accusations d’irrégularités.

Le taux de participation a atteint 50,18% au niveau national, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Il avait plafonné à 43% lors des précédentes législatives en 2016, mais c’est la première fois que les quelque 18 millions d’électeurs choisissaient leurs 395 députés le même jour que leurs représentants communaux et régionaux. Ce qui a réduit l’abstention.

la participation a été élevée dans les régions du Sud qui englobent la partie du territoire disputé du Sahara occidental contrôlée par le Maroc.

Les opérations de vote ont pris fin à 19H00 et le dépouillement des bulletins étaient en cours dans la soirée, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Une déclaration du ministère de l’Intérieur sur les résultats provisoires était attendue vers minuit et demi (23H30 GMT), selon des médias locaux. Les résultats définitifs devraient être connus jeudi.

Dans un communiqué, le Parti de la justice et du développement (PJD) a fait état de « graves irrégularités », dont « la distribution obscène d’argent » à proximité de bureaux de vote et des « confusions » sur certaines listes électorales, des citoyens n’y trouvant pas leur nom.

Ce parti islamiste modéré a exhorté les autorités à intervenir « sévèrement et rapidement » pour « ne pas entacher la transparence des élections ».

La fin de la courte campagne électorale, marquée par l’absence de grands meetings politiques pour cause de Covid-19, avait déjà été empoisonnée par des accusations d’achat de voix.

« Devoir électoral »

« Aujourd’hui est un jour important au Maroc. Je vote car c’est mon devoir », a dit un électeur dans un bureau de vote de Casablanca, la capitale économique.

Le chef du gouvernement sera issu du parti arrivé en tête du scrutin législatif. Il est nommé par le roi Mohammed VI et chargé de former son exécutif pour un mandat de cinq ans.

Dans ce royaume de 36 millions d’habitants, les décisions et les grandes orientations des secteurs stratégiques restent l’apanage du monarque.

Longtemps cantonné dans l’opposition, le PJD espère briguer un troisième mandat consécutif à la tête du gouvernement.

Il avait remporté un succès électoral historique après les protestations du « Mouvement du 20 février » — version marocaine du Printemps arabe de 2011 — qui réclamait la fin de « la corruption et du despotisme ».

Une vive polémique l’a opposé ces derniers jours à son rival libéral du Rassemblement national des indépendants (RNI), deux des favoris des législatives, avec le Parti Authenticité et Modernité (PAM, libéral) et le Parti de l’Istiqlal (centre-droit) qui sont dans l’opposition.

L’ancien chef du gouvernement et ex-secrétaire général du PJD Abdelilah Benkirane a jugé que « la présidence du gouvernement a besoin d’une personnalité politique intègre », en ciblant Aziz Akhannouch, chef du RNI et riche homme d’affaires, dans une vidéo sur Facebook.

Ministre de l’Agriculture depuis 2007, M. Akhannouch a rétorqué que les critiques des islamistes étaient « un aveu d’échec » et « ne visaient qu’à semer la zizanie ».

Le ministre, à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays et décrit comme un proche du Palais royal, a joué un rôle clé dans le précédent gouvernement, contrôlant des portefeuilles importants comme l’Economie et les Finances ou l’Industrie.

Nouvelles réformes

C’est la première fois depuis la tenue des premières élections au Maroc en 1960 que la répartition des sièges à la Chambre des représentants sera calculée sur la base du nombre d’électeurs inscrits et non des votants.

Ce nouveau mode de calcul devrait handicaper les grands partis, au profit des petites formations. Seul le PJD s’y est opposé, s’estimant « lésé ».

Car s’il réalise le même score qu’en 2016, le PJD n’obtiendra cette fois, selon les estimations, que 80 à 85 sièges, contre 125 à l’époque. Ce qui compliquerait sa tâche de constituer une nouvelle coalition gouvernementale en cas de victoire.

La compétition électorale a été caractérisée par l’absence de polarisation bien définie sur les choix politiques.

« On attend que les nouveaux élus travaillent en priorité sur les dossiers de l’éducation et la santé », a expliqué un fonctionnaire, après avoir voté à Tanger.

Quels que soient les résultats, les partis politiques seront invités à adopter « un pacte » découlant d’un « nouveau modèle de développement », qui préfigure une « nouvelle génération de réformes et de projets », comme l’a promis récemment Mohammed VI.

 

Monde

Gaza : Troisième véto américain au Conseil de sécurité sur un « cessez-le-feu immédiat »

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Gaza : Troisième véto américain au Conseil de sécurité sur un "cessez-le-feu immédiat"

Les États-Unis ont opposé leur veto mardi à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant un cessez-le-feu « immédiat » à Gaza. Il s’agit de leur troisième veto depuis le début de la guerre entre leur allié israélien et le Hamas.

Malgré la pression internationale pour atténuer leur soutien à Israël, les Etats-Unis ont de nouveau empêché ce mardi le Conseil de sécurité de l’ONU d’exiger un cessez-le-feu « immédiat » à Gaza, faisant circuler un texte alternatif sur une éventuelle trêve sous conditions.

Le projet de résolution, qui exigeait « un cessez-le-feu humanitaire immédiat qui doit être respecté par toutes les parties », a recueilli 13 voix pour, une abstention (Royaume-Uni) et une contre, le troisième veto américain depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas. L’ambassadeur palestinien à l’ONU a fustigé le veto « irresponsable et dangereux » des Etats-Unis.

Présenté par l’Algérie après plus de trois semaines de discussions, le texte s’opposait aussi au « déplacement forcé de la population civile palestinienne », alors qu’Israël a évoqué une évacuation des civils avant une offensive terrestre à Rafah où s’entassent 1,4 million de personnes dans le sud de la bande de Gaza.

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Europe

Une visite médicale obligatoire tous les 15 ans pour conserver son permis de conduire

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Permis de Conduire : bientôt une visite médicale obligatoire pour conserver son permis

Les États membres de l’Union européenne vont prochainement s’exprimer sur un projet de loi qui vise à instaurer une visite médicale pour délivrer ou renouveler le permis de conduire.

Un projet de loi débattu prochainement au Parlement européen pourrait changer les règles pour les automobilistes européens. Il prévoit une visite médicale obligatoire tous les quinze ans pour conserver son permis de conduire. Cette mesure, soutenue par la commission des Transports de l’instance européenne, vise à réduire de moitié le nombre de décès sur les routes d’ici 2030, dans une perspective ultime d’atteindre zéro mort d’ici 2050.

L’examen médical comprendrait un contrôle de la vue, tandis que les autres tests requis seraient définis par chaque État membre. Bien que cette proposition suscite des débats, elle s’inspire de pratiques déjà en vigueur dans certains pays européens, où des contrôles médicaux sont effectués à des intervalles réguliers pour les conducteurs âgés.

Si cette mesure est adoptée, elle ne serait pas mise en œuvre avant 2027. Son objectif principal est de garantir que les conducteurs restent aptes à conduire tout au long de leur vie, contribuant ainsi à la sécurité routière et à la réduction du nombre de victimes sur les routes de l’Union européenne.

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France

Des médecins cubains pour sauver les urgences et la maternité de Guingamp

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Cuba a accepté d’envoyer des médecins en renfort dans les hôpitaux de Guingamp (Bretagne), où les services sont en difficulté.

Alors que l’hôpital de Guingamp rencontre des difficultés, des élus et membres hospitaliers locaux souhaitent faire venir des médecins cubains pour sauver les urgences et la maternité.

Vendredi dernier, les défenseurs de l’hôpital de Guingamp ont rencontré l’ambassadeur de Cuba, Otto Vaillant, dans l’espoir de trouver une solution à la crise sanitaire qui frappe la région. Au cœur des discussions : la possibilité d’accueillir des médecins cubains pour pallier le manque criant de professionnels de santé.

L’initiative, portée par l’agglomération de Guingamp-Paimpol, pourrait offrir un sursis à la maternité de Guingamp, menacée de fermeture depuis plusieurs années. Si la venue de médecins cubains se concrétise, elle constituerait un renfort transitoire vital pour maintenir ouverts les services d’urgence dans une région où l’accès aux soins est de plus en plus difficile.

La mobilisation en faveur de cette solution témoigne des défis auxquels est confronté l’hôpital public en France, en particulier dans les zones rurales. Les débats autour de cette proposition soulèvent également des questions cruciales, notamment sur les conditions de travail et les modalités de rémunération des médecins cubains.

Que cette initiative se matérialise ou non, elle a le mérite de mettre en lumière les difficultés rencontrées par l’hôpital public et de susciter un débat sur les solutions envisageables pour garantir l’accès aux soins pour tous.

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