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Bassin de Thau

Mèze : une forêt gourmande voit le jour, liant culture, écologie et citoyenneté

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La plantation des 12 premiers arbres fruitiers de la forêt gourmande au Sesquier ©Ville de Mèze

Une nouvelle avancée pour le projet « Mèze en vert » qui a commencé au Sud du parc du Sesquier : la création d’une forêt gourmande. Près de deux hectares y seront dédiés, sur lesquels 12 arbres ont déjà été plantés le 2 juin.

Le concept est simple : un espace libre, sur lequel seront plantés des arbres. Mais pas n’importe lesquels. Si à Gigean, la Forêt des naissances a vu le jour avec des arbres classiques : pour un geste écologique mais pas que, la forêt de Mèze compte diverses vocations. 

Lysiane Estrada, adjointe à la Transition écologique, aborde les divers objectifs de ce projet. 

Pour la ville verte, une innovation et une avancée majeure 

Il s’agit en effet d’une avancée écologique forte. L’initiative de créer une forêt n’est pas nouvelle, mais celle-ci est inédite. Lysiane Estrada parle de cette idée, donnée par un citoyen. L’adjointe à la transition écologique raconte qu’en amont, il y a eu diverses rencontres avec « tous les acteurs du développement durable ». Ce projet de créer une forêt entre dans la continuité du plan écologique de la ville, mais possède sa particularité. 

En plus de l’impact vert, il permet également « d’optimiser les plantations, en permettant la production d’aliments ». En effet, Lysiane Estrada aborde le fait que cette forêt offre également la possibilité de produire des fruits, « directement dans la ville, par les collectivités ». La symbolique du projet est forte, et la municipalité fait d’une pierre deux coups. Ou plutôt, d’une pierre trois coups : en plus d’apporter l’opportunité aux habitants et touristes de « glaner une pomme fraiche », il permet également de créer une nouvelle cohésion citoyenne. 

Pour la citoyenneté et un hommage à l’Occitanie 

En effet le principe tend à renforcer la citoyenneté : ceux qui le veulent auront la possibilité de planter leur propres arbres, et sera gérée par rondes. Les habitants de la ville, à tour de rôle participeront à l’arrosage, appuyant la municipalité. Les passants pourront aussi participer à l’agrandir, selon des « règles qui seront bientôt rédigées ». Un moyen simple de favoriser la biodiversité et la végétalisation, tout en offrant un lieu de repos aux visiteurs. Un lieu de repos où l’on peut planter un arbre avec une connotation symbolique, qui restera toujours. Un arbre peut représenter beaucoup de choses, comme « un cadeau de mariage, un adieu, on peut y créer un souvenir »

Co gérée par la mairie et les citoyens, la forêt tend aussi à marquer son encrage Occitan. Par exemple, dans le choix des arbres fruitiers. Lysiane Estrada précise qu’il n’y aura « pas d’arbres exotiques où de pays du nord, mais diverses variétés anciennes, qui correspondent au climat, et les arbres sont principalement issus de la région »

Il est important que cette forêt bénéficie d’un réel encrage local, et par là, permette également aux Occitans de s’y retrouver. Pour une cohésion régionale, mais aussi culturelle. 

Lier agriculture et culture, à moindre coût 

La municipalité de Mèze tient à « travailler en transversalité, et lier l’agriculture et l’écologie à la culture », 

Des variétés d’arbres, principalement issues de la biodiversité méditerranéenne, qui seront renseignés par des pancartes à venir, créées par un Occitaniste. Les noms des arbres seront rédigés en français, en latin, et en Occitan. 

Les occitanistes participant au projet ont d’ailleurs proposé d’offrir un autre point culturel, par le choix du nom de la forêt en hommage à un livre de Max Rouquette évoquant la nature : « Verd Paradis ». Directement en lien avec le projet « c’est la volonté d’introduire de l’Occitan ».

Et ce, pour un coût minime. Et oui, si la forêt n’a pas de fin financière malgré tous ses bienfaits, elle ne coûte pas cher pour autant. Selon l’adjointe, « un arbre doit coûter entre 15 et 40 euros, et ce coût est inclus dans le programme annuel de plantations de la ville et l’emplacement appartient à la ville ». 

Finalement, il s’agit d’une forêt aux ressources infinies, dans laquelle 12 arbres par an seront plantés chaque année par la municipalité, et à vous d’y participer !

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A LIRE AUSSI > Gigean : La municipalité renforce son engagement écologique avec l’inauguration de la Forêt des naissances

Bassin de Thau

Régionales : Jean-Paul Garraud, candidat RN aux Régionales en visite à Sète 

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©Garraud

Selon les derniers sondages, la tête de liste de Rassembler l’Occitanie récolterait 33% des votes au premier tour. Il se placerait alors devant Carole Delga. Ce jeudi 10 juin, il est venu rencontrer les Sétois, pour aborder entre autres le tourisme, la pêche, et « ce bassin de vie qu’est Sète ». 

A ses côtés, Frédéric Bort, ancien directeur de cabinet de Georges Frêche, Sébastien Pacull, candidat aux cantons de Sète, les euro-députées RN Julie Lechanteux et France Jamet, et Cédric Delapierre, candidat aux cantons de Mèze. 

Sébastien Pacull avait un rôle important à jouer dans cette visite : engagé auprès des pêcheurs pour sa campagne municipale, il a promis de faire venir un euro député pour aborder « les sujets mortifères », comme les éoliennes en mer. Chose promise chose due : « ce n’est pas un euro député qui est venu, mais 3, ce qui montre bien la force du rassemblement. » 

Sète : une ville clé pour la région, qu’« il faut désenclaver »

Le candidat aux cantons de Sète annonce alors la couleur auprès de Jean-Paul Garraud : « nous souhaitons travailler main dans la main pour le territoire. je parle souvent de remettre Sète au cœur de l’Hérault, mais c’est réducteur : il faut remettre la ville au cœur de l’Occitanie, et de l’Europe. » 

Pour ce faire, il faut d’abord passer par le développement et les transports, un domaine dans lequel « une promesse de développement a été faite à Sète, et elle n’a pas été complètement tenue. la dynamique qui aurait dû être mise en place n’a pas été assez poussée », selon Monsieur Bort. 

En effet les transports, ça compte dans une région touristique, et il a de gros objectifs : « Il faudrait passer par un maillage ferroviaire suffisant pour faire en sorte que ces particularités de la région puissent être mises en valeur. On ne peut pas être désenclavé quand on veut parler d’attractivité, de tourisme et de prospérité. »

Par le potentiel de la région, « Dans les secteurs de pointe comme le tourisme, il faut que l’Occitanie soit meneuse. » Les grandes villes comme Toulouse, ou Montpellier sont certes importantes, mais également ces petites communes : « nous voulons mettre en place un système de rééquilibrage territorial entre les grandes métropoles avec ces territoires ruraux. »

La sécurité et l’énergie, l’une des priorité de ce potentiel mandat 

Autre sujet majeur : l’insécurité, et le candidat sait que « la région n’a pas toutes les compétences en matière de lutte, mais ma candidature est celle qui doit être prise au sérieux sur ce thème ». Il souhaite mettre en place un réel « bouclier de sécurité », en aidant financièrement les communes à s’équiper. On parle de matériel vidéo protection, ou d’équipements policiers. Il évoque aussi la possibilité de créer une police de transport comme en ile de France.

« On a de belles images avec Demain nous appartient, mais demain doit appartenir à tous les sétois », argumente Monsieur Pacull. L’avis est unanime autour de la table sur l’insécurité dans la région, il y a encore beaucoup à faire. 

A propos des soucis d’énergie également, il y a le souhait d’opérer de nombreux changements. Selon Jean-Paul Garraud, les éoliennes, « c’est la fausse bonne idée. (…) Cette énergie n’est pas suffisante, intermittente, et a de fortes répercussions sur l’environnement ». 

On parle de problèmes concernant la faune, ou des problèmes sur la pêche à cause du offshore, qui sont un gros enjeu pour Sète. 

L’attente de la fin de l’ère Delga 

La stratégie pour la victoire du candidat passe également par diverses comparaisons avec ses adversaires, mais surtout la présidente sortante Carole Delga : « A la sortie du mandat de madame Delga, qu’est-ce qu’il restera ? Une politique de clientélisme, de saupoudrage avec un bilan qui n’est pas positif. Politiquement, elle n’a pas fait le poids. »

Il n’a pas sa langue dans sa poche, et n’hésite pas à aborder sans filtre les ratés de Madame Delga, comme les pôles d’usage multi-modaux : « Ça fait bien sur le papier, mais ça ne marche pas du tout avec le département ». Il n’hésite pas non plus à parler de ses « grosses difficultés, dans sa propre majorité, par exemple les écologistes avec qui il y a des antagonismes très nets ».

Si « certains pensent que ce mandat s’est bien passé, (…) c’est totalement faux », appuie le représentant RN, en prenant l’exemple du classement Capital. L’Occitanie est en effet dernière région de France, en chute libre depuis la présidence actuelle. 

Sûr de lui, il assure que « tous les autres font de la figuration, à commencer par les Républicains qui ont en tête de file quelqu’un qui est là non pas pour gagner, mais pour nous faire perdre ». Parlant des chiffres, il annonce savoir que « la pente est ascendante, et ne vois pas pourquoi elle s’arrêterait ». 

Il ajoute pour finir que « La seule force d’opposition c’est la nôtre, la seule force qui va changer le système en place, c’est la nôtre. »

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Sète : « 36h à Sète » le nouveau rendez-vous de la singulière

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Camille Cattan

Vendredi 11 et samedi 12 juin aura lieu la première édition du « 36h à Sète », un événement organisé par l’agence Camille Cattan événementiel, avec le soutien de la vile de Sète.

C’est un nouveau rendez-vous pour les Sétois, et le premier épisode débute en cette fin de semaine. 36 heures, c’est le temps que durera cet événement. Deux objectifs sont clairement affichés par l’agence Camille Cattan événementiel : « mettre en lumière la ville de Sète », et exposer « des artistes d’ici et d’ailleurs ».

L’ambition de « permettre aux gens de se rencontrer »

Camille Cattan, organisatrice du 36h à Sète, est une habituée de ces aventures. C’est elle, anciennement directrice artistique du marché du Lez à Montpellier, qui a créé les fameux « Dimanches du Peyrou », brocantes aujourd’hui bien connues des Montpelliérains. Cette idée des 36h à Sète est dans ses cartons depuis quelques années déjà, « Ça faisait 3-4 ans que je voulais créer un événement à Sète, c’est une ville qui a plein de choses, la bonne bouffe, l’art, les copains au bord de la mer », nous avoue-t-elle. Même si le maire de Sète a semblé attaché à sa démarche, comme elle nous le confie, les aléas de la vie ont repoussé l’événement. Il a pourtant bien lieu, et dès ce vendredi 11 juin. Camille Cattan nous précise : « La première édition a lieu au Rio (18h), un lieu super, un ancien cinéma dont on se sert pour l’exposition des deux artistes (Karine Detcheverry et Salamech) », suivi d’un dîner gastronomique au restaurant The Marcel.

Le lendemain, samedi 12 juin, dès 9h et jusqu’à 15h, aura lieu une brocante sur le quai Léopold Suquet. À midi, un déjeuner est organisé au Rio, suivi d’un apéritif à 18h.

Un événement sur la durée

Ce n’est pas l’histoire d’une fois. C’est un vrai rendez-vous qui est en train de naître. En effet, 36h à Sète reviendra tous les mois, ou au moins « 10 fois dans l’année », avec toujours pour objectif « d’animer différents quartiers de la ville de Sète » selon Camille Cattan. D’ailleurs, l’organisatrice a bien voulu nous en dire plus sur le prochain épisode : « La seconde aura lieu dans 3 semaines, toujours sur le format 36h, à côté des halles. Ce ne sera pas une exposition, mais on a prévu de faire certainement une signature de livre, on devrait travailler avec deux librairies : l’échappée belle et la librairie sétoise ». Si les résultats sont aussi prometteurs que l’est l’idée, elle n’exclut pas d’étendre « les 36h » sur d’autres villes, tout en conservant l’organisation sétoise.

En tout cas, de belles surprises sont à venir, avec peut-être un événement sur le Roquerols à la rentrée…

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Bassin de Thau

#ThauMedAddict : L’originale campagne de promotion pour le bassin de Thau

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©cci Hérault

Mardi 8 juin 2021, veille de la réouverture des restaurants, les partenaires de la CCI Hérault ont présentés leur stratégie commune de valorisation des produits de la mer et de la lagune de Thau. 

Cette campagne de promotion est impulsée par la CCI Hérault, et avec le soutien de l’Occitanie, de l’Hérault, de l’UMIH et de Sète Agglopôle Méditerranée. En effet, il y a quelques mois, la CCI Hérault menait une réflexion autour de la valorisation des produits de la mer. Après de nombreux échanges avec les professionnels du secteur (pêcheurs, conchyliculteurs, criées, mareyeurs, transformateurs, tiellistes et restaurateurs), un premier projet a émergé pour contribuer au développement de leurs activités : produire une campagne de communication positive et partagée. 

Ainsi, c’est sur le site de l’écailler de Saint-Pierre à Sète, au pied du théâtre de la mer, que les acteurs de la lagune de Thau et de Méditerranée s’étaient donnés rendez-vous, ce mardi pour découvrir la campagne de communication dont ils sont l’égérie. Cette campagne décalée, est basée sur les portraits des professionnels de la filière. Les affiches détournent des titres de films bien connus pour affirmer l’authenticité du territoire et de ses professionnels : « Ici sur le Bassin de Thau, on ne fait pas semblant. Ici l’authenticité, c’est pas du Cinéma ! ». Ils ont, dans le même temps lancé le hashtag « on est tous #ThauMedAddict », afin d’accroître leur visibilité.

Soutenir l’attractivité des professionnels

Parallèlement, cette stratégie de promotion s’appuie sur d’autres actions complémentaires qui viennent elles-aussi soutenir l’attractivité des professionnels : 

  • La création de parcours découverte dans l’application Destination Hérault pour découvrir les richesses du territoire. Ainsi, vous retrouverez des parcours travaillés par Sète Agglopôle Méditerranée (SAM) et les offices du tourisme du territoire, dans le cadre du label « Vignobles & Découverte », qui associent visites culturelles, domaines viticoles et dégustations de Produits de la Mer. 
  • La mise en place d’un Certificat de Qualification Professionnelle « Écailler/Équipier polyvalent » afin de former une dizaine de demandeurs d’emploi à la valorisation des produits de la mer pour les restaurants du territoire, à partir de septembre prochain, en partenariat avec l’UMIH et les professionnels de l‘emploi. 
  • Dès la rentrée, un travail sera réalisé sur un guide « BtoB » à destination de la grande distribution locale et régionale, ainsi que de la restauration collective, dans une démarche complémentaire au travail de la Région Occitanie sur cette cible. 

« L’archipel de Thau constitue le pôle d’excellence des produits de la mer en Méditerranée. L’idée de cette campagne était de créer une communauté porteuse d’une image positive et d’impulser une véritable dynamique collective autour de la production conchylicole. Je pense que cet objectif est pleinement rempli », concluait François Commeinhes, maire de Sète et président de la SAM, lors de son discours.

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