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Marco Rubio envisage un déploiement international à Gaza

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Le secrétaire d’État américain exprime sa confiance dans la consolidation du cessez-le-feu et évoque les perspectives d’une force de stabilisation multinationale.

Lors de sa visite diplomatique en Israël, Marco Rubio a fait part de son optimisme concernant la pérennité de la trêve en vigueur depuis le 10 octobre. Le chef de la diplomatie américaine a indiqué que plusieurs États avaient manifesté leur volonté de contribuer à une force internationale destinée à stabiliser la bande de Gaza. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan de paix proposé par l’ancien président Donald Trump, qui prévoit un retrait progressif des troupes israéliennes concomitamment au déploiement de casques bleus.

Le secrétaire d’État a toutefois précisé que la composition de cette force multilatérale devait recevoir l’aval des autorités israéliennes, lesquelles conserveraient un droit de regard sur les nations participantes. Cette disposition pourrait notamment exclure la Turquie, dont les positions critiques à l’égard d’Israël et les relations avec le Hamas ont été soulignées. Parallèlement, Washington étudierait la possibilité d’obtenir un mandat onusien pour légitimer cette mission.

Cette tournée diplomatique américaine, qui a successivement conduit Jared Kushner, JD Vance et Marco Rubio en Terre sainte, vise à consolider les avancées fragiles du cessez-le-feu. Lors de sa visite au Centre de coordination militaro-civile de Kiryat Gat, le secrétaire d’État a également évoqué l’élargissement potentiel des accords d’Abraham, sans toutefois identifier les pays intéressés par une normalisation de leurs relations avec Israël.

Les discussions se poursuivent dans un contexte régional complexe, où la question palestinienne reste centrale. L’Arabie saoudite conditionne en effet toute reconnaissance d’Israël à la création d’un État palestinien, tandis que des projets de loi visant à étendre la souveraineté israélienne en Cisjordanie provoquent des tensions diplomatiques. L’administration Trump a clairement signifié son opposition à toute annexion unilatérale.

Le plan de paix prévoit par ailleurs le désarmement progressif du Hamas et la reconstruction de Gaza, deux objectifs qui se heurtent à la réticence affichée du mouvement islamiste. La situation humanitaire demeure préoccupante dans l’enclave palestinienne, où les organisations internationales signalent des difficultés persistantes dans la distribution de l’aide.

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