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Manœuvres navales en mer de Chine méridionale : Manille et New Delhi resserrent leurs liens

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Le président philippin Ferdinand Marcos entame une visite officielle en Inde, marquée par des exercices militaires conjoints dans une zone hautement stratégique.

La coopération entre les Philippines et l’Inde prend une nouvelle dimension avec l’arrivée du chef d’État philippin à New Delhi pour une série de discussions stratégiques. Cette visite de cinq jours s’inscrit dans un contexte de renforcement des partenariats de défense, alors que les deux nations multiplient les exercices navals communs en mer de Chine méridionale, théâtre de tensions récurrentes.

Pour la première fois, des bâtiments de guerre indiens patrouillent aux côtés de la marine philippine dans des eaux contestées, où Pékin affirme ses prétentions territoriales. Cette collaboration militaire intervient peu après la finalisation d’un contrat portant sur l’acquisition par Manille de missiles BrahMos, des engins supersoniques d’origine indienne. D’une portée significative, cet accord de 375 millions de dollars illustre la volonté des deux pays de diversifier leurs capacités défensives face aux défis sécuritaires régionaux.

Les entretiens prévus entre Ferdinand Marcos et le Premier ministre indien Narendra Modi devraient porter sur une intensification de la coordination en matière de sûreté maritime, ainsi que sur le partage de renseignements. Avant son départ, le président philippin a souligné l’importance d’une approche commune fondée sur le respect du droit international, tout en rappelant la position géostratégique partagée par les deux États, situés sur des axes commerciaux majeurs.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large des Philippines, qui ont accru ces derniers mois leurs partenariats militaires, notamment avec les États-Unis, en réponse aux incidents répétés impliquant des navires chinois. Pékin, de son côté, a vivement critiqué ces manœuvres, les qualifiant de menace pour la stabilité régionale. Les autorités chinoises ont réaffirmé leur droit à mener des patrouilles dans ces eaux, tout en maintenant un niveau d’alerte élevé.

La Chine, qui revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, rejette les décisions des instances internationales invalidant ses prétentions. L’Inde, membre du Quad – une alliance informelle regroupant également les États-Unis, le Japon et l’Australie –, voit dans ce rapprochement avec Manille une opportunité de consolider son influence en Asie-Pacifique, au grand dam de Pékin, qui dénonce régulièrement ce forum comme une coalition anti-chinoise.

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