Monde
Manifestations au Pérou : un mort et une centaine de blessés dans des affrontements
La colère de la jeunesse péruvienne face à l’insécurité et à la classe politique a une nouvelle fois dégénéré en violences urbaines, faisant une victime et plus de cent blessés selon les autorités.
Des heurts ont éclaté mercredi soir entre forces de l’ordre et manifestants à Lima, ainsi que dans plusieurs villes du pays. Les rassemblements, organisés pour dénoncer l’emprise grandissante du crime organisé et l’inaction des pouvoirs publics, ont rapidement viré à l’affrontement. Les policiers antiémeutes ont eu recours à des gaz lacrymogènes et ont chargé les groupes les plus agressifs, qui leur lançaient des pierres et des artifices.
Le ministère de l’Intérieur a confirmé le décès d’un homme de 32 ans, identifié comme Eduardo Ruiz Sanz. Par ailleurs, 102 personnes ont été prises en charge par les services médicaux, dont 78 membres des forces de l’ordre. Une organisation de défense des droits humains a pour sa part évoqué la possibilité que le défunt ait été atteint par un tir provenant d’un policier en civil.
Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement de protestation qui dure depuis plusieurs semaines, porté notamment par des jeunes de 18 à 30 ans. Nombre d’entre eux arboraient le drapeau du manga « One Piece », symbole de résistance pour cette génération. Des collectifs d’artistes et des syndicats de transporteurs avaient également appelé à manifester, réclamant une réponse ferme contre les assassinats et les extorsions qui se multiplient.
Le président par intérim José Jeri a condamné ce qu’il a qualifié d’infiltration de rassemblements pacifiques par des « éléments violents ». Il a assuré que la loi serait appliquée avec fermeté à leur encontre, tout en reconnaissant le droit des citoyens à exprimer leur mécontentement. Des féministes ont profité de la manifestation pour dénoncer le chef de l’État, visé par une plainte pour viol classée sans suite quelques mois plus tôt.
Ces événements portent à 176 le nombre de blessés recensés depuis le début de la vague de contestation, selon des sources officielles et indépendantes. La crise sécuritaire, marquée notamment par l’assassinat de dizaines de chauffeurs de bus depuis janvier, a précipité la destitution de l’ancienne présidente Dina Boluarte la semaine dernière, sans pour autant apaiser les tensions.
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