Monde
Madagascar en ébullition, le palais présidentiel tente une sortie de crise
Une semaine de mobilisations populaires et une répression meurtrière ont conduit le pouvoir malgache à organiser d’urgence une concertation avec les représentants diplomatiques, tandis que la contestation s’étend à travers le pays.
Le président Andry Rajoelina a réuni mercredi soir des membres du corps diplomatique au palais d’Iavoloha, alors que les manifestations se poursuivaient pour la septième journée consécutive. Cette rencontre intervient dans un contexte de durcissement du mouvement de protestation, dont l’ampleur dépasse désormais la capitale Antananarivo. Des rassemblements ont été recensés dans plusieurs villes, notamment à Antsiranana où plusieurs milliers de personnes ont défilé, et à Toliara où des centaines de manifestants se sont rassemblés.
Les forces de l’ordre ont procédé à des dispersions musclées dans le centre-ville d’Antananarivo, utilisant des gaz lacrymogènes pour contenir les groupes de protestataires. Le bilan humain s’alourdit, avec au moins vingt-deux décès et des centaines de blessés selon le dernier décompte des Nations unies. Les images d’un jeune garçon blessé au visage ont circulé abondamment sur les réseaux sociaux, suscitant une vive émotion dans l’opinion publique.
La porte-parole de la présidence a souligné que les revendications concernant l’accès à l’eau et à l’électricité étaient prises en compte, tout en mettant en garde contre les conséquences d’une instabilité politique sur les financements internationaux. Elle a également pointé l’absence de leadership structuré au sein du mouvement de contestation.
L’opposition politique, initialement en retrait, a rejoint la dynamique protestataire à travers une déclaration commune de la plateforme Firaisankina, signée notamment par l’ancien président Marc Ravalomanana et le principal opposant Siteny Randrianasoloniaiko. Plus de deux cents organisations non gouvernementales locales ont exigé la cessation immédiate de la répression et le respect du droit de manifester.
Le mouvement, porté par la jeune génération, a adopté comme symbole le drapeau pirate du manga « One Piece », suivant l’exemple de mouvements similaires en Asie. Les appels à la grève générale gagnent du terrain, avec le ralliement du principal syndicat des inspecteurs du travail et des employés de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Les coupures récurrentes de ces services essentiels restent au cœur des motivations des manifestants.
Le limogeage de l’ensemble du gouvernement, annoncé lundi soir, n’a pas apaisé les tensions. Un protestataire résumait l’amertume générale en déplorant la dégradation continue des conditions de vie après seize années de pouvoir présidentiel ininterrompu. La pauvreté touche près des trois quarts de la population, dans un pays classé parmi les plus corrompus au monde selon les indicateurs internationaux.
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