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Macron qualifie La France insoumise d’extrême gauche et dénonce des dérives antisémites
Le président de la République a pris position sur la nature du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, tout en pointant des propos inacceptables au sein de la gauche radicale comme de l’extrême droite.
Emmanuel Macron a récemment établi un constat sans ambiguïté concernant La France insoumise. Dans le cadre d’un entretien accordé à une radio de la communauté juive, le chef de l’État a catégorisé ce parti comme relevant de l’extrême gauche. Cette classification, déjà actée par le ministère de l’Intérieur, est fermement contestée par les intéressés. Le président a justifié sa position en évoquant des prises de parole contraires aux principes fondamentaux de la République, notamment sur la question de l’antisémitisme.
Il a ainsi souligné l’émergence, au sein de ce mouvement, d’expressions antisémites qui doivent, selon lui, être combattues avec la plus grande détermination. Cette vigilance, a-t-il précisé, s’applique de manière égale à tous les bords politiques. Il a rappelé que certains élus du Rassemblement national défendaient également des idées incompatibles avec les valeurs républicaines. Cette déclaration intervient peu après l’hommage rendu par le président à la mémoire d’Ilan Halimi, à l’occasion duquel il avait dénoncé la persistance du fléau antisémite dans la société et plaidé pour des sanctions plus sévères à l’encontre des élus condamnés pour des propos racistes ou discriminatoires.
Sur ce dernier point, l’exécutif a confirmé son intention de déposer un projet de loi visant à instaurer une peine d’inéligibilité obligatoire pour de tels agissements. Emmanuel Macron s’est dit confiant dans l’adoption de ce texte par le Parlement avant la fin de son mandat. Interrogé sur des cas précis, comme celui d’une eurodéputée LFI faisant l’objet d’une plainte, le président a rappelé l’existence de directives pénales pour lutter contre toutes les formes de haine antisémite et assuré de leur application.
Élargissant le propos aux médias, il a refusé de stigmatiser une chaîne d’information en particulier, tout en mettant en garde contre certains contenus, diffusés en ligne ou à la télévision, qui, sous couvert de couverture journalistique, contribueraient à exacerber la haine et à fracturer le corps social. Enfin, abordant des questions institutionnelles soulevées récemment, le chef de l’État a appelé à la prudence, estimant que les défis actuels pouvaient être relevés dans le strict respect des contre-pouvoirs et sans remettre en cause les fondements de l’État de droit ou de la Constitution.
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