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Macron et Starmer scellent un accord inédit sur les migrations et renforcent leur coopération nucléaire

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Lors de la visite d’État à Londres, les deux dirigeants ont annoncé un dispositif d’échanges migratoires et une coordination accrue en matière de dissuasion, marquant un tournant dans les relations post-Brexit.

La France et le Royaume-Uni ont conclu un accord pilote visant à réguler les flux migratoires entre les deux pays, à l’issue de la visite officielle du président français. Ce mécanisme, qualifié d’« innovant » par les deux capitales, repose sur un principe de réciprocité. Pour chaque migrant renvoyé vers la France après une traversée illégale de la Manche, Londres s’engage à accueillir une personne en situation régulière sur le sol français et justifiant de liens avec le territoire britannique. Le dispositif, encore soumis à l’approbation de la Commission européenne, pourrait entrer en vigueur dans les prochaines semaines.

Le Premier ministre britannique a salué une avancée majeure dans la lutte contre les réseaux de passeurs, tout en reconnaissant l’impact limité d’un tel système face aux chiffres records de traversées enregistrés cette année. Plus de 21 000 migrants ont en effet tenté la traversée depuis janvier, alimentant les tensions politiques outre-Manche. Emmanuel Macron a pour sa part souligné les conséquences du Brexit, privant le Royaume-Uni des accords migratoires européens et créant, selon lui, un appel d’air pour les candidats à l’exil.

Sur le plan stratégique, les deux nations ont également acté un renforcement sans précédent de leur coopération en matière de dissuasion nucléaire. Une déclaration commune prévoit désormais une coordination de leurs arsenaux respectifs, sans remettre en cause leur souveraineté nationale. Le texte précise qu’une menace contre les intérêts vitaux de l’un des deux pays pourrait déclencher une réponse conjointe, un message clairement adressé à Moscou dans un contexte de tensions en Europe de l’Est.

Les discussions ont par ailleurs permis d’accélérer plusieurs programmes militaires communs, notamment le développement des missiles Scalp/Storm Shadow. La force expéditionnaire franco-britannique, créée en 2010, verra ses effectifs portés à 50 000 hommes, avec pour objectif affiché de participer à d’éventuelles opérations de maintien de la paix en Ukraine.

En marge de ces annonces, les divergences sur la question palestinienne sont toutefois restées perceptibles. Si Paris a plaidé pour une reconnaissance rapide d’un État palestinien, Londres a préféré insister sur la priorité d’un cessez-le-feu immédiat au Proche-Orient.

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