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L’Union européenne scelle un pacte commercial historique avec le Mercosur

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Malgré les réticences françaises, l’UE et les pays du Mercosur ont finalisé un accord de libre-échange d’une ampleur inédite, suscitant de vives préoccupations dans les milieux agricoles européens.

Après plus de deux décennies de pourparlers, l’Union européenne et les nations du Mercosur ont conclu un partenariat économique majeur. La signature de ce traité, intervenue au Paraguay, marque l’avènement de l’une des plus vastes zones de libre-échange à l’échelle mondiale. Cette étape a été franchie en dépit des réserves exprimées par plusieurs États membres, dont la France.

Le texte prévoit une levée substantielle des barrières douanières entre les deux blocs. Il offre aux entreprises européennes un accès élargi aux marchés sud-américains pour des secteurs comme l’industrie automobile, la machinerie ou les produits agroalimentaires d’appellation. En retour, il établit des contingents d’importation favorables pour certaines denrées agricoles provenant d’Amérique du Sud, telles que la viande bovine, la volaille ou le sucre.

Cette ouverture commerciale inquiète profondément les agriculteurs européens. Ils estiment que leurs productions devront affronter une concurrence jugée déloyale, provenant de biens soumis à des réglementations sanitaires et environnementales perçues comme moins strictes. En France, la profession dénonce une incohérence entre les standards imposés localement et les conditions de production de ces importations.

Face à ces critiques, les institutions européennes ont cherché à intégrer des mécanismes de protection pour les secteurs les plus sensibles. Ces garanties sont toutefois considérées comme insuffisantes par les principales organisations agricoles, qui appellent à de nouvelles manifestations. Les répercussions potentielles ne se limitent pas au Vieux Continent. En Argentine, par exemple, des craintes importantes s’expriment quant à l’avenir de la filière automobile locale.

Entre perspectives de croissance économique et risques de perturbations sectorielles, la mise en œuvre de cet accord ouvre une période d’ajustements complexes et de débats animés des deux côtés de l’Atlantique.

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