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L’Union européenne durcit sa politique migratoire pour les cinq prochaines années

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La Commission européenne a présenté un nouveau cadre stratégique axé sur le renforcement des expulsions et la révision du régime des visas, confirmant une orientation plus restrictive en matière d’immigration.

L’exécutif européen a dévoilé les orientations qui structureront son action migratoire au cours de la prochaine mandature. Cette feuille de route consacre un infléchissement notable vers des mesures plus strictes, avec pour objectif affiché de réduire durablement les entrées irrégulières sur le territoire de l’Union. Le commissaire en charge du dossier a souligné que la priorité consistait désormais à maintenir ces arrivées à un niveau bas.

Le document stratégique accorde une place centrale à l’augmentation du taux de retours effectifs des personnes déboutées du droit d’asile. Un projet de législation actuellement discuté au Parlement européen vise à faciliter ces procédures. Il prévoit notamment la possibilité d’établir des centres de retour hors des frontières de l’Union, où seraient orientés les migrants dont la demande a été rejetée. Le texte envisage également d’allonger les durées de rétention administrative pour les personnes refusant de quitter l’espace européen.

Parallèlement, la Commission entend intensifier sa diplomatie migratoire en concluant de nouveaux partenariats avec des pays d’origine et de transit, principalement en Afrique du Nord. Ces accords, négociés en échange d’une aide financière et d’investissements, visent à obtenir une meilleure coopération pour endiguer les départs et faciliter les réadmissions. Des pourparlers seraient en cours avec plusieurs États dans cette optique.

Cette approche fait l’objet de vives critiques de la part d’organisations de défense des droits humains. Certaines estiment que ces politiques, focalisées sur la prévention des arrivées et l’accélération des retours, s’effectuent au détriment des engagements fondamentaux de l’Union et renforcent sa dépendance à l’égard de régimes tiers.

En complément, une refonte du système commun des visas est à l’étude. L’Union européenne souhaite utiliser cet instrument comme un levier diplomatique plus puissant, notamment pour inciter les pays récalcitrants à reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière. Des modifications réglementaires sont attendues dans les prochains mois.

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