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L’ultime hommage à Thierry Ardisson dans l’église des artistes

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Ce jeudi après-midi, Paris a rendu un dernier adieu à l’emblématique animateur, disparu à 76 ans, lors d’une cérémonie où le noir était de rigueur.

La paroisse Saint-Roch, lieu de prédilection des personnalités du monde culturel, a accueilli les proches et collègues de Thierry Ardisson pour ses obsèques. Conformément aux souhaits de la famille, la cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère intimiste, suivie d’une inhumation réservée aux plus proches. Les invités avaient été conviés à respecter un code vestimentaire sans équivoque, en hommage à la signature stylistique du défunt.

Le carton d’invitation, orné de la mention « Roch never dies », reprenait l’une de ses formules cultes. Un clin d’œil à la fois géographique et musical, annonçant une ambiance à son image. L’animateur, disparu des suites d’une longue maladie, avait lui-même imaginé les détails de cette ultime mise en scène, jusqu’à la bande-son.

Figure incontournable du paysage audiovisuel français depuis les années 1980, Thierry Ardisson avait marqué les esprits par son ton décalé et ses émissions iconiques. De « Tout le monde en parle » à « Salut les Terriens », il avait imposé un style unique, mêlant provocation et profondeur. Son décès avait provoqué une vague d’hommages unanimes, tout en ravivant le débat sur certaines séquences aujourd’hui controversées.

La veille des obsèques, TF1 avait diffusé un documentaire réalisé par son épouse, Audrey Crespo-Mara, dévoilant les multiples facettes de ce provocateur à la sensibilité à vif. L’homme s’y livrait sans fard, évoquant jusqu’à ses réflexions sur la fin de vie. Une lucidité qui ne l’avait pas quitté, comme en témoignait son ultime apparition télévisée, où il confiait avoir déjà tout orchestré pour ses adieux.

Paris Match avait respecté sa dernière volonté en publiant en une une photographie prise dix-huit ans plus tôt, le montrant allongé dans un cercueil, lunettes noires sur le nez. Un adieu en forme de pied de nez, à l’image d’une carrière qui n’avait jamais cessé de bousculer les conventions.

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