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L’Ukraine au cœur des discussions stratégiques des alliés occidentaux

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Les dirigeants européens coordonnent leur soutien militaire et financier à Kiev face à la poursuite des hostilités, tandis que de nouvelles sanctions économiques visent Moscou.

La Coalition des volontaires, regroupant vingt-six nations principalement européennes, se réunit ce vendredi autour du Premier ministre britannique Keir Starmer. Cette rencontre, à laquelle participe le président ukrainien Volodymyr Zelensky, vise à examiner les modalités de fourniture d’armements de longue portée à l’Ukraine. Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par les récentes avancées européennes concernant l’utilisation des actifs russes gelés.

Le chef du gouvernement britannique, qui copilote ce groupe aux côtés du président français Emmanuel Macron, entend plaider pour un renforcement des capacités militaires ukrainiennes avant la période hivernale. Les infrastructures énergétiques du pays subissent en effet des attaques répétées qui pourraient compromettre l’approvisionnement en électricité et en chauffage des populations. La délégation britannique souligne la nécessité d’améliorer les dotations en systèmes d’armes capables d’opérer à grande distance.

Si l’Ukraine dispose déjà de certains missiles de fabrication nationale comme le Flamingo ou le Neptune, elle dépend largement des livraisons européennes, notamment des Scalp français et des Storm Shadow britanniques, disponibles en quantités limitées. Les demandes ukrainiennes concernant les missiles Taurus allemands n’ont pour l’heure pas abouti, tout comme les sollicitations auprès des États-Unis pour l’obtention de missiles Tomahawk. Les autorités russes ont d’ores et déjà mis en garde contre les conséquences d’un tel transfert d’armement.

Le financement de ces équipements militaires représente un enjeu central des discussions. Keir Starmer appelle ses partenaires à finaliser les mécanismes permettant d’utiliser les avoirs russes gelés, estimés à 210 milliards d’euros. Les dirigeants européens réunis jeudi à Bruxelles ont mandaté la Commission européenne pour étudier les possibilités de soutien financier à l’Ukraine sur les deux prochaines années, sans exclure l’option d’un prêt garanti par ces actifs.

Cette approche progressive, qui sera examinée lors du prochain sommet européen en décembre, tient compte des réticences exprimées par plusieurs États membres, dont la Belgique où sont détenus la majorité des fonds. Le président français a reconnu les défis juridiques et techniques que pose ce dispositif, tout en soulignant son potentiel pour soutenir durablement l’Ukraine.

Parallèlement, les capitales occidentales ont salué l’annonce de nouvelles sanctions américaines contre Moscou, ciblant spécifiquement les groupes pétroliers Rosneft et Lukoil. Ces mesures, qui gèlent leurs actifs aux États-Unis et interdisent toute transaction avec des entreprises américaines, interviennent après que Washington a constaté l’inefficacité de ses échanges avec le Kremlin. La Russie a qualifié ces sanctions de contre-productives, assurant qu’elles n’affecteraient pas significativement son économie.

L’Union européenne a pour sa part adopté son dix-neuvième train de sanctions depuis le début du conflit, prévoyant l’arrêt complet des importations de gaz naturel liquéfié russe d’ici fin 2026 et le renforcement des contrôles sur la flotte pétrolière utilisée pour contourner les restrictions commerciales.

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