Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

L’OPEP+ maintient le marché pétrolier en haleine sur ses décisions de production

Article

le

L’alliance des pays exportateurs doit statuer ce dimanche sur ses volumes de sortie, dans un contexte de tensions stratégiques et de cours déprimés.

Les membres de l’OPEP+ abordent leur réunion virtuelle de dimanche avec une stratégie délibérément opaque concernant leurs niveaux de production pour le mois de novembre. L’Arabie saoudite, la Russie et six autres partenaires doivent se prononcer sur l’évolution de leurs quotas, alors qu’ils poursuivent une reconquête agressive de parts de marché. Les observateurs tablaient initialement sur une augmentation modeste de 137 000 barils par jour, calquée sur la décision prise pour octobre. Cependant, des rumeurs circulant dans la presse spécialisée ont laissé entrevoir une hausse bien plus substantielle, atteignant potentiellement 500 000 barils quotidiens.

L’organisation a vivement démenti ces informations par le biais de son compte officiel sur le réseau X, qualifiant ces rapports d’inexacts et de trompeurs. Malgré ces démentis, les opérateurs restent sur le qui-vive, l’OPEP+ ayant multiplié les surprises ces derniers mois en matière de décisions de production. Depuis avril, le groupe a déjà accru ses quotas de plus de 2,5 millions de barils par jour, un rythme inattendu pour un cartel qui avait longtemps privilégié la restriction de l’offre pour soutenir les cours.

Cette nouvelle orientation stratégique s’explique par la concurrence accrue des producteurs hors OPEP+, dont les volumes atteignent des niveaux records. Les États-Unis, le Brésil, le Canada, le Guyana et l’Argentine affichent une production historiquement élevée, selon les dernières analyses de l’Agence internationale de l’énergie. Cette abondance d’offre contraste avec une demande mondiale qui ne progresse que modérément, créant un déséquilibre structurel sur les marchés.

Les craintes d’un nouveau relèvement des quotas ont provoqué un recul des cours du brut de référence, le Brent franchissant le seuil des 65 dollars avec une baisse hebdomadaire avoisinant les 8%. Cette pression baissière place la Russie dans une position délicate. Deuxième producteur du cartel, Moscou dépend fortement des revenus pétroliers pour financer son effort de guerre et affiche une capacité de production limitée par les sanctions occidentales. Les récentes attaques contre ses infrastructures de raffinage ont en outre contraint le pays à augmenter ses exportations de brut, renforçant sa vulnérabilité face aux fluctuations des marchés.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus