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L’ONU renforce son dispositif d’enquête sur les violations en Iran

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_**Le Conseil des droits de l’homme a voté pour étendre et pérenniser les mandats d’expertise sur la situation dans le pays, dénonçant une réponse sécuritaire d’une intensité exceptionnelle.**_

L’organisme onusien a adopté une résolution visant à approfondir l’examen des événements survenus en Iran. Le texte, approuvé par vingt-cinq États membres, évoque une réaction des forces de l’ordre d’une ampleur inédite face à des rassemblements pacifiques. Sept pays se sont opposés à cette initiative, tandis que quinze se sont abstenus.

Cette décision prolonge d’une année le mandat du rapporteur spécial sur l’Iran et reconduit pour deux ans une mission d’enquête indépendante. Celle-ci, initialement créée fin 2022, voit ses prérogatives élargies pour documenter les allégations d’atteintes aux libertés fondamentales, y compris les faits les plus récents. L’objectif affiché est de rassembler des éléments probants en vue d’établir d’éventuelles responsabilités.

Lors d’une session extraordinaire, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme a exhorté les autorités iraniennes à revoir leur approche et à mettre un terme aux mesures répressives. Il a réclamé la libération des personnes incarcérées de manière arbitraire et un arrêt complet des exécutions capitales. Son intervention a pointé l’usage d’armes à feu par les services de sécurité, ayant entraîné la disparition de plusieurs milliers d’individus, parmi lesquels des mineurs.

Les chiffres concernant le nombre de victimes font l’objet de versions divergentes. Les sources officielles locales évoquent un bilan global de plus de trois mille morts, en majorité présentés comme des membres des forces de l’ordre ou des civils. À l’inverse, des organisations non gouvernementales basées à l’étranger avancent des estimations sensiblement plus élevées, allant jusqu’à plusieurs milliers de manifestants décédés et des dizaines de milliers d’arrestations.

Le débat au sein du Conseil a également porté sur la qualification des protestataires par Téhéran, des termes comme « terroristes » ou « agents étrangers » ayant été employés. Le Haut-Commissaire a souligné que de telles caractérisations ne pouvaient en aucun cas légitimer un emploi de la force jugé disproportionné. Il a exprimé une vive inquiétude quant aux risques d’exécutions de détenus liés au mouvement de contestation, notant que la violence, bien que moins visible dans l’espace public, se poursuivrait sous d’autres formes.

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