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L’Iran face au rétablissement automatique des sanctions onusiennes

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Le Conseil de sécurité a rejeté une ultime tentative de report, enclenchant un processus irréversible. Téhéran, qui affirme sa volonté de rester dans le cadre du Traité de non-prolifération, se voit reprocher son manque de coopération tangible.

Le mécanisme de rétablissement automatique des sanctions des Nations unies concernant le programme nucléaire iranien s’enclenche ce samedi à minuit GMT. Cette décision fait suite au rejet, vendredi, par le Conseil de sécurité d’une proposition russe et chinoise visant à prolonger de six mois l’accord de 2015. Les capitales européennes ont justifié leur position en pointant l’absence de gestes concrets de la part de Téhéran pour apaiser les tensions.

Les représentants britannique et français ont exprimé leurs regrets, estimant que l’Iran n’avait pas répondu aux attentes de la communauté internationale en matière de transparence. Ils réclamaient notamment la reprise des discussions avec les États-Unis, un accès sans entrave des inspecteurs de l’AIEA aux sites sensibles et des clarifications sur le stock d’uranium enrichi. De son côté, la diplomatie iranienne a dénoncé l’attitude des Européens, qu’elle accuse d’avoir ignoré ses efforts, tout en confirmant la présence actuelle d’inspecteurs sur son sol.

Moscou a vivement critiqué la démarche occidentale, la qualifiant de « théâtre de l’absurde », et a laissé entendre qu’elle ne reconnaîtrait pas la validité du rétablissement des sanctions. Malgré cette escalade, le président iranien Massoud Pezeshkian a réaffirmé l’engagement de son pays à rester signataire du Traité de non-prolifération nucléaire, tout en accusant Washington de mauvaise foi.

Pour les Européens, ces sanctions constituent un levier pour relancer des négociations en vue d’un accord plus solide et vérifiable. Ils n’excluent pas une levée future des mesures restrictives si un cadre diplomatique acceptable émerge. La semaine a été marquée par une intense activité diplomatique en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, incluant un entretien entre les présidents français et iranien.

Le contentieux sur le nucléaire iranien continue d’alimenter les frictions géopolitiques, Israël soutenant fermement le retour des sanctions par crainte de voir Téhéran développer l’arme atomique, une intention que la République islamique dément catégoriquement.

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