Monde
L’Iran confronté au retour des sanctions onusiennes et à l’effondrement de sa monnaie
Le rétablissement des mesures coercitives par le Conseil de sécurité plonge Téhéran dans une crise monétaire aiguë, tandis que les perspectives diplomatiques sur le dossier nucléaire s’assombrissent.
La République islamique a vivement condamné la réactivation des sanctions des Nations unies, intervenue ce week-end après l’échec des négociations sur son programme nucléaire. Cette décision du Conseil de sécurité intervient dix ans après la levée initiale de ces mesures restrictives. Le rétablissement du régime sanctionnateur couvre un large spectre, allant de l’embargo sur les armes à diverses restrictions économiques.
La monnaie nationale a immédiatement subi les conséquences de cette décision. Le rial a atteint un niveau sans précédent face au dollar, avec une cotation informelle dépassant 1,12 million de rials pour un dollar américain. Cette dépréciation marque une aggravation significative par rapport aux niveaux enregistrés début août.
Le ministère des Affaires étrangères iranien a qualifié ces sanctions d’illégales et injustifiées, promettant une réponse ferme à toute atteinte aux intérêts nationaux. Téhéran a simultanément lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle s’abstienne d’appliquer ces mesures.
Le différend nucléaire continue d’empoisonner les relations entre l’Iran et les puissances occidentales. Ces dernières, ainsi qu’Israël, soupçonnent Téhéran de poursuivre des ambitions militaires, ce que la République islamique dément catégoriquement. Elle réaffirme son droit au développement pacifique de l’énergie nucléaire, principalement destinée à la production électrique.
Le contexte actuel trouve ses racines dans l’accord de 2015, qui prévoyait un encadrement des activités nucléaires iraniennes contre une levée progressive des sanctions. Le retrait américain de cet accord en 2018 avait conduit Téhéran à reprendre certaines activités, notamment l’enrichissement d’uranium au-delà des limites convenues.
Les puissances européennes ont activé le mécanisme de rétablissement automatique des sanctions, estimant que l’Iran ne respectait pas ses engagements. En réponse, Téhéran considère cette démarche comme illégale et reproche aux Européens de n’avoir pas su contenir les sanctions américaines.
La situation diplomatique s’est encore tendue avec le rappel des ambassadeurs iraniens dans trois capitales européennes. Le président Pezeshkian a par ailleurs rejeté une proposition américaine qualifiée d’inacceptable, concernant le transfert de stocks d’uranium enrichi.
Malgré ces tensions, les capitales occidentales affirment poursuivre leurs efforts pour trouver une solution diplomatique garantissant le caractère exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien. Elles exhortent Téhéran à éviter toute escalade et à répondre aux attentes concernant la reprise des négociations et la coopération avec les inspecteurs internationaux.
La presse iranienne soulève désormais la question du positionnement de Moscou et Pékin, traditionnellement opposés au retour des sanctions, dans ce nouveau contexte international.
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