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L’Iran affiche son optimisme diplomatique malgré les accusations américaines

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_**À la veille de reprises cruciales des discussions, Téhéran rejette fermement les déclarations de Washington tout en se disant confiant dans la possibilité d’un accord.**_

La République islamique a qualifié mercredi de « grossiers mensonges » les récentes accusations portées par les États-Unis concernant son programme nucléaire et balistique. Cette réplique intervient à la veille de la reprise, à Genève, de pourparlers directs entre les deux pays, dont l’issue est incertaine. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a pour sa part évoqué une « perspective favorable », exprimant l’espoir de sortir de l’impasse actuelle.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, avait précédemment estimé qu’un accord était « à portée de main », parlant d’une « opportunité historique ». Ces déclarations contrastent avec le ton employé la veille par le président américain devant le Congrès. Ce dernier a fustigé les « sinistres ambitions nucléaires » de Téhéran et accusé le pays de développer des missiles capables de menacer le territoire américain et ses alliés.

L’Iran, signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, réaffirme régulièrement le caractère exclusivement pacifique de ses activités et son droit au nucléaire civil. En parallèle des efforts diplomatiques, Washington a considérablement renforcé son dispositif militaire dans le golfe Persique, laissant planer la menace de frappes en cas d’échec des négociations.

L’opinion publique iranienne apparaît divisée sur l’issue probable de ces tractations. Certains citoyens, à l’image d’un commerçant interrogé à Téhéran, jugent un conflit armé « inévitable », estimant que leur pays ne peut accepter les exigences américaines. D’autres, au contraire, pensent que les pourparlers aboutiront, considérant les menaces comme un simple bluff.

Des observateurs estiment que l’administration américaine s’est engagée dans une voie où sa crédibilité internationale pourrait être mise à mal en cas de retrait sans accord tangible. Les discussions, relancées le mois dernier grâce à une médiation omanaise, font suite à une interruption brutale l’an dernier, après une escalade militaire régionale.

Le contexte intérieur iranien reste par ailleurs tendu. Le pouvoir est confronté à des mouvements de protestation estudiantine, dont des images montrant des drapeaux brûlés et des slogans hostiles au guide suprême ont circulé récemment. Les autorités ont reconnu le droit de manifester tout en mettant en garde contre le franchissement de « lignes rouges ».

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