Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

L’Iran adresse une mise en garde sévère à sa jeunesse étudiante

Article

le

_**Dans un contexte de tensions géopolitiques extrêmes et de regain de mobilisation sur les campus, les autorités de Téhéran rappellent les limites à ne pas franchir.**_

Les autorités iraniennes ont émis un avertissement formel à l’adresse des étudiants, après la réapparition de rassemblements protestataires dans plusieurs universités du pays. Cette mise en garde intervient alors que la République islamique fait face à une pression internationale croissante et à des menaces militaires explicites de la part des États-Unis. La porte-parole du gouvernement a concédé le droit à la manifestation, tout en soulignant l’existence de lignes infranchissables, parmi lesquelles le respect des symboles nationaux et des lieux de culte.

Depuis la rentrée universitaire, des images circulant sur les réseaux sociaux et vérifiées montrent en effet des scènes où l’emblème national est brûlé, tandis que des slogans hostiles au guide suprême sont scandés. Ces mobilisations, parfois émaillées de heurts entre contestataires et partisans du régime, surviennent dans un climat social encore marqué par la violente répression ayant mis fin, en janvier, à un vaste mouvement de mécontentement populaire initialement né de frustrations économiques.

Parallèlement, la situation stratégique régionale atteint un niveau de crispation inédit. Washington a considérablement renforcé son dispositif naval au Moyen-Orient, avec le déploiement annoncé d’un second porte-avions nucléaire. Cette démonstration de force vise explicitement Téhéran, accusé par l’administration américaine de poursuivre des ambitions nucléaires militaires, ce que l’Iran dément catégoriquement.

Malgré cette rhétorique martiale, des canaux diplomatiques restent actifs. Une nouvelle session de négociations, facilitée par Oman, doit se tenir à Genève. Les observateurs estiment toutefois que la marge de manœuvre pour un accord est étroite, les positions des deux parties demeurant diamétralement opposées sur le dossier nucléaire. Un think tank influent souligne que les deux nations n’ont jamais été aussi près d’un conflit ouvert, tout en notant que la stratégie américaine pourrait privilégier une action militaire limitée plutôt qu’un engagement prolongé.

En réponse aux menaces perçues, les forces des Gardiens de la révolution ont entamé des manœuvres militaires dans la région du Golfe. Téhéran a prévenu que toute frappe, même localisée, déclencherait une réponse vigoureuse et pourrait provoquer une escalade incontrôlable dans l’ensemble de la région. Le pays se trouve ainsi à la croisée des chemins, confronté simultanément à une contestation interne qui persiste et à des périls externes d’une gravité exceptionnelle.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus