Monde
L’Indonésie en mouvement pour l’Aïd, une migration de masse annuelle
Chaque année, la fin du ramadan déclenche un phénomène de grande ampleur dans l’archipel. Des dizaines de millions de personnes regagnent leur région d’origine pour célébrer la fête de l’Aïd, dans un ballet logistique impressionnant.
L’Indonésie vit actuellement au rythme de l’un des plus importants mouvements de population au monde. À l’approche de l’Aïd al-Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne, une immense vague de voyageurs traverse le pays. Cette tradition, appelée localement « mudik », voit des habitants de toutes les îles entreprendre un retour vers leurs familles et leurs villes natales.
Les chiffres donnent la mesure de l’événement. Près de 144 millions de personnes devraient participer à cet exode cette année, selon les estimations officielles. Pour faciliter ces déplacements, les autorités ont mis en place un dispositif exceptionnel. La marine nationale a notamment mobilisé deux de ses navires de guerre pour assurer gratuitement le transport de passagers entre la capitale, Jakarta, et plusieurs grandes villes de Java et de Sumatra. Cette initiative, devenue une habitude annuelle, a rencontré un vif succès, avec plus de mille quatre cents inscriptions pour un seul des bâtiments.
Le gouvernement a pris des mesures pour étaler les flux et éviter une congestion totale des infrastructures. Une période de sept jours fériés a été décrétée, accompagnée d’un appel à la dispersion des départs. Les fonctionnaires ont quant à eux la possibilité de télétravailler pendant cinq jours afin de réduire la pression sur les réseaux de transport. Malgré ces dispositions, des embouteillages massifs sont observés aux principaux points de passage, comme le port de Gilimanuk à Bali, où les attentes pour traverser vers Java se comptent en heures. Les services des transports ont répondu en augmentant la fréquence des ferries et en accélérant les opérations portuaires.
Cette année, la célébration de l’Aïd présente une particularité sur l’île de Bali, où elle coïncide avec la journée du silence, Nyepi. Pendant vingt-quatre heures, les résidents et les touristes sont invités à rester chez eux, dans le calme le plus absolu, sans déplacement ni utilisation d’électricité. Cette conjonction calendaire ajoute une dimension supplémentaire à la complexité de l’organisation des voyages pour les insulaires souhaitant quitter Bali avant les festivités.
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