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L’hélicoptère Ingenuity de la NASA survit à sa première nuit seul sur Mars

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Le mini-hélicoptère de la Nasa Ingenuity, qui était arrivé en février sur Mars attaché sous le rover Perseverance, a survécu à sa première nuit seul sur la planète rouge, a annoncé l’agence américaine, soulignant qu’il s’agissait d’une « étape majeure » avant son premier vol.

Cet hélicoptère ultra-léger, qui ressemble à un gros drone, s’était détaché samedi du rover Perseverance, qui avait atterri sur Mars le 18 février.

Ingenuity se nourrissait jusqu’alors de l’énergie du rover, mais dépend désormais de ses propres panneaux solaires pour être capable de survivre en se réchauffant pendant les glaciales nuits martiennes au cours desquelles la température peut tomber à -90° Celsius.

Le fait d’avoir survécu à la glaciale nuit martienne était « une étape majeure » pour le mini-hélicptère, a déclaré la NASA dans un communiqué lundi.

« C’est la première fois qu’Ingenuity se trouvait tout seul à la surface de Mars », a ajouté MiMi Aung, cheffe du projet Ingenuity au Jet Propulsion Laboratory (JPL), le laboratoire de la Nasa.

« Nous avons confirmation maintenant que c’était la bonne isolation, les bons radiateurs, et qu’il a assez d’énergie dans ses batteries pour survivre aux nuits froides, ce qui est un grand succès pour l’équipe. Nous sommes ravis de continuer à préparer Ingenuity pour son premier essai de vol », a-t-elle poursuivi.

Au cours des prochains jours, Ingenuity subira des tests de moteurs et capteurs.

Si tout va bien, le mini-hélicoptère devrait effectuer son premier essai de vol, qui n’aura pas lieu avant le 11 avril au soir, selon le JPL.

Au cas où l’expérience réussit, il s’agira d’une véritable prouesse, car l’air martien est d’une densité équivalente à seulement 1% de celle de l’atmosphère terrestre.

Ce sera le premier vol d’un engin motorisé sur une autre planète. Composé de quatre pieds, d’un corps et de deux hélices superposées, Ingenuity ne pèse que 1,8 kg et mesure 1,2 m d’un bout à l’autre de ses pales.

La Nasa a révélé qu’un petit morceau de tissu de l’aéronef des frères Wright ayant décollé il y a plus d’un siècle en Caroline du Nord, aux Etats-Unis, avait été placé, en hommage, sur Ingenuity, et se trouvait donc actuellement sur Mars.

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Bassin de Thau

Sète : Nouvelle mobilisation de « Sète Animal Save » devant le port

L’association « Sète Animal Save » s’est réunit ce samedi devant le port de Sète afin de montrer les conditions déplorables dans lesquelles les animaux sont traités lors de leur transports en mer.

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Sète Animal Save

L’association « Sète Animal Save » est la déclinaison du mouvement « Save » sur le bassin de Thau. Ce mouvement est né au Canada en décembre 2010. Il existe aujourd’hui plus de 330 groupes sous la bannière « Save » dans le monde entier. 

Ainsi, à l’occasion de la mobilisation de ce week-end, c’est aussi les associations « Alliance Éthique » et « L214 » qui sont venues prêter main forte. Malgré le mauvais temps, c’est tout de même 13 courageux qui se sont présentés à l’entrée du port pour la cause animale. Les mobilisations devant le port de l’île Singulière sont réalisés une fois par mois, auxquelles s’ajoutent de nombreuses autres action.

En effet, ces mobilisations sont très importantes comme nous l’explique Caty Ciancilla, présidente de l’association : « Le port de Sète est le premier port exportateur d’animaux vivants en Europe avec plus de 100 000 animaux embarqués chaque année. Ce qui nous choque c’est le non respect des lois quant au traitement des animaux, ce sont des êtres vivants, et non de simples marchandises ! ».

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Le Japon va rejeter de l’eau de Fukushima à la mer après traitement

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Le Japon va rejeter à la mer, après traitement, plus d’un million de tonnes d’eau issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a annoncé mardi le gouvernement nippon, malgré l’opposition dans des pays voisins, dont la Chine, et des communautés locales de pêcheurs.

Cette décision met fin à sept années de débats sur la manière de se débarrasser de l’eau provenant de la pluie, des nappes souterraines ou des injections nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs nucléaires entrés en fusion après le gigantesque tsunami du 11 mars 2011.

Environ 1,25 million de tonnes d’eau contaminée sont actuellement stockées dans plus d’un millier de citernes près de la centrale accidentée il y a dix ans dans le nord-est du Japon.

L’eau sera rejetée « après nous être assurés qu’elle est à un niveau (de substances radioactives, NDLR) nettement en-dessous des normes de sécurité », a déclaré mardi le Premier ministre Yoshihide Suga, ajoutant que le gouvernement japonais prendrait « des mesures » pour empêcher que cela n’entache la réputation de la région.

Une décision était d’autant plus urgente que l’eau s’accumule rapidement: en 2020, le site a généré chaque jour environ 140 mètres cube d’eau contaminée. Les limites de la capacité de stockage sur place pourraient être atteintes dès l’automne 2022, selon Tepco, l’opérateur de la centrale.

L’eau destinée à être relâchée dans cette opération, qui ne devrait pas commencer avant deux ans et pourrait prendre des décennies, a été filtrée à plusieurs reprises pour être débarrassée de la plupart de ses substances radioactives (radionucléides), mais pas du tritium, lequel ne peut pas être éliminé avec les techniques actuelles.

Vive opposition

Cette option, privilégiée au détriment d’autres scénarios, comme une évaporation dans l’air ou un stockage durable, est très contestée par les pêcheurs et agriculteurs de Fukushima qui redoutent que cela n’affecte davantage l’image de leurs produits auprès des consommateurs.

« La gestion de l’eau contaminée est une question qu’on ne peut pas éviter » dans la reconstruction à Fukushima, avait déclaré M. Suga la semaine dernière après sa rencontre avec le dirigeant de la Fédération des coopératives de pêche du Japon, vent debout contre le projet.

Le gouvernement « nous a dit qu’il ne rejetterait pas l’eau (à la mer, NDLR) sans l’adhésion des pêcheurs », a déclaré mardi Kanji Tachiya, responsable d’une coopérative locale de pêche à Fukushima, juste avant l’annonce de la décision.

« Maintenant, ils reviennent là-dessus et nous disent qu’ils vont rejeter l’eau, c’est incompréhensible », a-t-il ajouté.

« Le gouvernement japonais a une fois de plus laissé tomber les gens de Fukushima », a réagi mardi Greenpeace, fustigeant une « décision complètement injustifiée de contaminer délibérément l’océan Pacifique avec des résidus nucléaires ».

L’organisation environnementale a répété son appel à poursuivre le stockage de l’eau jusqu’à ce que la technologie permette de la décontaminer complètement.

Soutien américain

Début 2020, des experts commissionnés par le gouvernement avaient recommandé le rejet en mer, une pratique déjà existante au Japon et à l’étranger sur des installations nucléaires en activité.

« Il y a un consensus parmi les scientifiques sur le fait que l’impact sur la santé (d’un rejet en mer de l’eau tritiée, NDLR) est minuscule », a déclaré Michiaki Kai, professeur et expert des risques des radiations à l’université des sciences de la santé d’Oita (sud-ouest du Japon).

L’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) plaide aussi pour l’option d’une dilution en mer.

« Nous prenons la décision (du gouvernement) au sérieux », a déclaré mardi Tomoaki Kobayakawa, le patron de Tepco, s’engageant à prendre « des mesures pour empêcher que des rumeurs néfastes ne circulent » à l’encontre de l’agriculture, des forêts, de la pêche et du tourisme locaux.

Les voisins du Japon, avec qui Tokyo entretient des relations houleuses sur fond de contentieux historiques, ont manifesté leur mécontentement.

La Chine a qualifié mardi « d’extrêmement irresponsable » l’approche du Japon qui « va gravement nuire à la santé et à la sûreté publiques dans le monde, ainsi qu’aux intérêts vitaux des pays voisins ».

La Corée du Sud a exprimé de « vifs regrets » après cette décision qui représente « un risque pour l’environnement maritime ».

Le gouvernement américain, allié de Tokyo, a cependant exprimé son soutien à l’opération, notant que le Japon avait « pesé les options et les effets, avait été transparent dans sa décision et sembl(ait) avoir adopté une approche en accord avec les normes de sûreté nucléaire internationalement reconnues ».

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Le vaisseau Soyouz et son équipage dans l’espace, 60 ans après Gagarine

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Deux cosmonautes russes et un astronaute américain ont décollé vendredi vers la Station Spatiale Internationale (ISS), un lancement honorant le 60e anniversaire de l’envoi du premier homme dans l’espace, Iouri Gagarine.

Leur fusée Soyouz s’est arrachée à la gravité terrestre comme prévu à 07H42 GMT du cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan. Pour l’occasion, le lanceur était décoré du profil blanc et bleu de leur illustre prédécesseur dont le vol légendaire remonte au 12 avril 1961.

« Tous les paramètres sont dans la norme », a noté à intervalle régulier le centre de contrôle qui a qualifié le vol de « normal ». Environ neuf minutes après le décollage, la séparation du vaisseau Soyouz, baptisé pour l’occasion du nom de Gagarine, s’est faite sans encombre à environ 200 km d’altitude.

Oleg Novitski et Piotr Doubrov, de l’agence russe Roscosmos, et Mark Vande Hei, de la NASA, partent pour un séjour de six mois sur l’ISS. La capsule doit s’arrimer à 11H07 GMT.

A bord de la station, sept collègues les attendent. Deux Russes, Sergueï Ryjikov et Sergueï Koud-Svertchkov, et l’Américaine Kate Rubins doivent ensuite revenir sur la terre ferme le 17 avril.

« Mettez la table du dîner pour 10 », a tweeté à l’attention de ses futurs colocataires l’astronaute Mark Vande Hei, peu avant le décollage.

Lors de la traditionnelle conférence de presse pré-départ, lui et ses camarades ont confirmé qu’ils célébreraient, le 12 avril, l’exploit de leur prédécesseur, Iouri Gagarine.

« Nous le fêterons ensemble », a noté Piotr Doubrov, 43 ans, pour qui ce sera la première mission spatiale. « Et nous travaillerons dur! »

Chaque année, le vol de Gagarine est célébré avec dévotion partout en Russie, où des fleurs sont déposées au pied des nombreux monuments à sa gloire.

Vendredi, les trois hommes ont décollé de Baïkonour, comme Gagarine, mais d’un pas de tir différent du sien. Ce dernier est en cours de modification, au moins jusqu’en 2023, pour pouvoir accueillir la nouvelle génération de fusées Soyouz.

La mission de Gagarine fut une grande victoire pour l’URSS dans la course à l’espace qui l’opposait aux Etats-Unis.

Le cosmonaute, à son retour sur Terre, fut mis au service de la propagande soviétique jusqu’à sa mort tragique dans un accident d’avion aux circonstances troubles, en 1968.

Temps durs

Les célébrations de la mission de Gagarine ne cachent cependant pas les difficultés du secteur spatial russe.

Bien que profitant d’une grande expérience et de matériel fiable, comme la légendaire Soyouz, datant de la période soviétique, la Russie peine à innover et souffre de problèmes de financement et de corruption.

L’Etat russe concentre lui ses ambitions sur des nouveaux systèmes d’armement.

L’année dernière, La Russie a perdu le monopole des vols vers l’ISS, concurrencée par SpaceX, la société d’Elon Musk. Une nouvelle réalité qui pourrait signifier un gros manque à gagner pour Roscosmos, qui jusque-là facturait plusieurs millions de dollars à la NASA chaque place vers l’ISS.

La prochaine mission de Space X vers l’ISS décollera le 22 avril depuis la Floride, avec à son bord le Français Thomas Pesquet.

Le patron de l’agence russe se vante lui toujours de grands projets, allant de la construction d’une station lunaire avec la Chine, à la construction d’un nouveau vaisseau ultra-moderne. Mais les moyens manquent.

D’année en année, les ressources de Roscosmos sont amputées au profit notamment de projets militaires, prioritaires pour le Kremlin.

Les tensions russo-américaines ont aussi fragilisé la coopération spatiale, l’un des rares secteur d’entraide préservés entre les deux ennemis géopolitiques.

Le projet de l’ISS, lancée en 2000, doit pour sa part arriver à son terme avant 2030 et aucun autre grand projet ne semble encore se profiler pour maintenir une coopération internationale équivalente.

Les équipages, eux, restent les meilleurs promoteurs de la nécessité de s’entraider pour progresser.

« Nous étions en concurrence au début des vols habités, et c’est une des raisons qui expliquent nos succès », a souligné jeudi l’astronaute Mark Vande Hei.

« Puis le temps a passé et nous avons compris que nous pouvions faire plus de choses ensemble. J’espère que cela va continuer », a-t-il ajouté.

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