Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

L’Hadramaout, province stratégique du Yémen, revient sous le contrôle des forces gouvernementales

Article

le

Après une brève occupation par les séparatistes du Sud, les troupes loyales au pouvoir central, soutenues par Riyad, ont repris l’ensemble des positions militaires et administratives de cette région clé, frontalière de l’Arabie saoudite.

Le Conseil présidentiel yéménite a annoncé, samedi soir, le rétablissement de son autorité sur la province de l’Hadramaout. Cette vaste région, riche en ressources énergétiques et jouxtant le territoire saoudien, était passée sous le contrôle des forces séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC) au mois de décembre dernier. Une opération militaire, lancée vendredi par les unités du Bouclier national, a permis de reprendre l’ensemble des infrastructures stratégiques sans rencontrer de résistance significative.

Selon des sources militaires, les troupes gouvernementales ont sécurisé la capitale provinciale, al-Mukalla, ainsi que les principaux sites administratifs et l’aéroport de la ville de Seyoun. Des témoins ont rapporté le retrait des combattants séparatistes, qui ont évacué leurs positions sous la pression des frappes aériennes de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite. Ces raids, menés vendredi, avaient causé la mort d’une vingtaine de militants.

Parallèlement, la province voisine de Mahra aurait également fait allégeance aux forces soutenues par Riyad, hissant le drapeau national yéménite. Cette reprise en main intervient dans un contexte de fortes tensions au sein de la coalition anti-houthiste, opposant les séparatistes sudistes, soutenus par les Émirats arabes unis, aux autres composantes du gouvernement reconnu internationalement.

Face à cette escalade, l’Arabie saoudite a lancé un appel au dialogue, invitant toutes les factions du sud du Yémen à une table de négociations dans sa capitale. Riyad a plaidé pour la recherche de solutions politiques répondant, selon ses termes, aux aspirations légitimes des populations méridionales. De son côté, le président du STC avait précédemment conditionné tout report d’une déclaration unilatérale d’indépendance à l’ouverture de pourparlers parrainés par la communauté internationale.

Cette séquence marque un nouveau rebondissement dans la complexité du conflit yéménite, où la lutte contre les rebelles houthis se double d’antagonismes profonds entre les alliés du gouvernement central. La trêve en vigueur depuis 2022 dans la guerre contre les Houthis contraste avec ces affrontements internes au camp dit légitimiste, rappelant la fragmentation persistante du pays.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus