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L’explosion de la rue de Trévise, un rapport d’expertise met en cause GRDF

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_**Sept ans après le drame parisien qui a coûté la vie à quatre personnes, une expertise technique, consultée par nos soins, attribue des négligences au gestionnaire du réseau de gaz, jusqu’ici épargné par les investigations.**_

Les conclusions d’une expertise judiciaire viennent éclairer d’un jour nouveau les causes de l’explosion survenue en janvier 2019 dans le 9e arrondissement de Paris. Ce document, qui vise à établir les responsabilités pénales, indique que la rupture d’une canalisation de gaz enterrée est consécutive à des infiltrations d’eau importantes. Ces dernières étaient liées à la dégradation d’un collecteur d’eaux usées, dont la réparation aurait été effectuée trop tardivement.

Les investigations révèlent que, avant l’accident, la Ville de Paris était intervenue à plusieurs reprises pour consolider la chaussée, sans toutefois chercher à identifier l’origine des affaissements récurrents. Cette omission vaut aujourd’hui à la collectivité, ainsi qu’au syndic de copropriété Cipa, de devoir répondre de blessures, d’homicides involontaires et de destructions par explosion devant le tribunal correctionnel, à compter du mois d’octobre.

Le rapport d’expertise introduit un nouvel élément en désignant également des manquements imputables à GRDF. Selon les experts, l’entreprise n’aurait pas mis en place de protocole suffisant pour détecter une corrosion avancée des canalisations en fonte, en amont de l’apparition d’une fuite repérable par les moyens de surveillance habituels. Ils s’interrogent par ailleurs sur les raisons pour lesquelles le tronçon de canalisation en fonte devant les immeubles concernés n’a pas été remplacé, alors que des travaux de modernisation du réseau avaient été réalisés dans le même secteur quelques années auparavant.

Contacté, GRDF a tenu à préciser que l’expertise civile était toujours en cours et qu’aucun rapport définitif n’avait été déposé. Le groupe qualifie le document évoqué de simple projet de conclusions, soulignant que la version finale, qui intégrera les observations des parties, n’est attendue que fin mars. L’instruction judiciaire se poursuit.

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