Culture
L’exil forcé d’un cinéaste hongrois
Le réalisateur Kornél Mundruczó, en compétition à la Berlinale, explique avoir dû quitter son pays pour continuer à créer, faute de soutien financier. Il déplore une situation qui contraint les artistes à l’étranger.
La carrière internationale de Kornél Mundruczó masque une réalité plus complexe. Le cinéaste, qui présente son nouveau film en avant-première au festival de Berlin, affirme ne plus pouvoir travailler dans sa Hongrie natale. Son dernier long métrage, porté par l’actrice Amy Adams, a été réalisé aux États-Unis, une solution devenue pour lui une nécessité. Il précise n’avoir jamais envisagé de faire carrière en Amérique, se considérant avant tout comme un auteur européen.
La rupture est intervenue lors du développement d’un projet précédent. Une demande de financement auprès des institutions hongroises s’est heurtée à un refus. Cette décision a conduit le réalisateur à accepter une proposition de production américaine, adaptant son scénario pour une plateforme de streaming. S’il se dit reconnaissant de cette opportunité, il souligne le paradoxe de sa situation. Être contraint de réaliser des films américains par incapacité à en produire dans son propre pays lui apparaît comme une absurdité.
Cette difficulté à obtenir des fonds publics en Hongrie intervient dans un contexte politique particulier, marqué par le gouvernement de Viktor Orbán. Le producteur du film, pour sa part, évoque les défis spécifiques du cinéma indépendant aux États-Unis. Selon lui, la recherche de financements y est devenue un parcours semé d’embûches, où la rentabilité commerciale prime souvent sur les considérations artistiques, et ce malgré la présence d’acteurs reconnus.
Mundruczó oppose les deux systèmes. Il décrit la position fragile des cinéastes d’auteur dans l’industrie hollywoodienne, où ils ne représentent qu’une infime partie de la machine. En Europe, estime-t-il, les créateurs bénéficient traditionnellement d’une plus grande marge de manœuvre et d’une certaine liberté. Son parcours illustre ainsi les choix cornéliens auxquels sont confrontés certains artistes lorsque le soutien institutionnel fait défaut dans leur pays d’origine.
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