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L’ex-président brésilien Jair Bolsonaro placé sous surveillance stricte

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L’ancien chef d’État, déjà inéligible, voit ses libertés restreintes avant même le verdict de son procès pour des accusations liées à une tentative de déstabilisation des institutions.

La justice brésilienne a ordonné ce lundi le placement sous assignation à résidence de Jair Bolsonaro. L’ancien président, au cœur d’une procédure judiciaire pour des faits présumés de tentative de renversement des institutions, se voit désormais contraint de demeurer à son domicile de Brasilia sous peine d’incarcération immédiate en cas de violation des conditions imposées. Cette décision intervient après que l’intéressé a enfreint à plusieurs reprises les restrictions qui lui étaient préalablement imposées, notamment en matière de communication publique.

Le magistrat en charge du dossier, Alexandre de Moraes, a justifié cette mesure par des interventions indirectes de l’ancien dirigeant lors de rassemblements organisés par ses partisans dimanche dernier. Ces prises de parole, diffusées en ligne malgré une interdiction formelle, ont été jugées comme une entrave au bon déroulement de la procédure en cours. Outre l’assignation à résidence, M. Bolsonaro s’est vu confisquer plusieurs appareils électroniques et se trouve désormais privé de tout accès aux réseaux sociaux ainsi qu’à son téléphone portable.

Cette décision a provoqué des réactions contrastées. Si des manifestations de soutien ont eu lieu dans la capitale brésilienne, l’administration américaine a exprimé son désaccord par le biais d’un communiqué officiel. Les tensions diplomatiques entre Washington et Brasilia se sont d’ailleurs accentuées ces dernières semaines, avec l’annonce de sanctions économiques et de mesures douanières ciblées.

Parallèlement, le procès historique de l’ancien président se poursuit. Accusé d’avoir cherché à se maintenir illégalement au pouvoir après sa défaite électorale face à Luiz Inácio Lula da Silva en 2022, il encourt une peine pouvant atteindre plusieurs décennies d’emprisonnement. Malgré ces développements judiciaires, Jair Bolsonaro n’a pas renoncé à ses ambitions politiques et évoque toujours une possible candidature en 2026, bien que son inéligibilité actuelle court jusqu’en 2030.

Du côté de l’exécutif, le président Lula, âgé de 79 ans, a laissé entendre qu’il pourrait briguer un nouveau mandat, sous réserve que son état de santé le permette. Un retournement de situation notable pour celui qui avait lui-même purgé près de deux ans de détention avant que sa condamnation ne soit annulée pour vice de procédure.

Dans un climat politique toujours plus polarisé, l’affaire Bolsonaro cristallise les tensions au Brésil, où la justice est régulièrement accusée, selon les camps, de partialité ou de laxisme. Le juge Moraes, figure centrale de cette procédure, reste une personnalité aussi influente que controversée, suscitant des critiques virulentes dans l’entourage de l’ancien président.

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