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Économie

L’Europe sous la menace des pick-up américains

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Un accord commercial entre Bruxelles et Washington pourrait faciliter l’importation de ces véhicules surdimensionnés, suscitant l’inquiétude des défenseurs de l’environnement et de la sécurité routière.

La signature récente d’un accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis fait craindre une arrivée massive de pick-up américains sur les routes du Vieux Continent. Ces véhicules, très populaires outre-Atlantique pour leur puissance et leur gabarit imposant, sont jusqu’à présent soumis à des restrictions en raison de normes européennes strictes en matière de sécurité et d’émissions polluantes.

Le texte prévoit une reconnaissance mutuelle des réglementations automobiles entre les deux blocs, une disposition qui alarme les organisations écologistes et les associations de sécurité routière. Elles redoutent que cet assouplissement n’entraîne une augmentation significative des importations de ces modèles, réputés pour leurs émissions de CO₂ élevées et leurs caractéristiques techniques peu compatibles avec les standards européens.

Les chiffres témoignent d’une demande croissante pour ces véhicules. Environ sept mille pick-up ont été vendus dans l’UE l’an dernier, contre seulement quelques centaines il y a six ans. Certains concessionnaires spécialisés, notamment en Belgique et en Allemagne, ont su tirer profit de cet engouement en important ces modèles pour des clients professionnels ou des particuliers séduits par leur polyvalence.

Mais les critiques sont sévères. Une ONG spécialisée dans les transports souligne que ces véhicules émettent en moyenne plus du triple de CO₂ par kilomètre que la moyenne des voitures européennes. Leur conception, avec un capot surélevé et des angles prononcés, les rend également moins sûrs pour les piétons et les cyclistes, selon le Conseil européen de la sécurité routière.

La Commission européenne se veut rassurante, affirmant qu’aucun abaissement des normes n’est envisagé. Bruxelles précise que la coopération portera principalement sur les futures réglementations et non sur un alignement vers le bas. Reste que les défenseurs de l’environnement et de la sécurité routière maintiennent leur vigilance, craignant que cet accord ne marque un recul dans la politique européenne de mobilité durable.

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