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Économie

L’Europe fragilisée par ses choix énergétiques, selon un haut responsable américain

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_**Le secrétaire américain à l’Énergie a estimé que les politiques climatiques européennes avaient affaibli la compétitivité du continent, tout en réaffirmant la solidité de l’alliance transatlantique.**_

Lors d’un déplacement à Paris, le secrétaire américain à l’Énergie a vivement critiqué l’orientation des politiques énergétiques adoptées par l’Europe au cours des deux dernières décennies. Selon lui, la priorité accordée à la transition climatique a entraîné une hausse significative des coûts de l’énergie et une diminution de la production globale sur le continent. Il a ajouté que ces choix avaient contribué à déplacer des emplois vers d’autres régions du monde, tout en renforçant la dépendance énergétique européenne vis-à-vis de fournisseurs extérieurs.

Le responsable a par ailleurs minimisé les conséquences du réchauffement planétaire, évoquant un monde légèrement plus chaud et plus vert. Il a estimé que les mesures prises pour le climat n’avaient pas d’effet tangible sur ces évolutions. Cette prise de position s’inscrit dans le cadre d’un revirement stratégique majeur engagé par l’administration américaine en matière de politique environnementale, marqué par le retrait de plusieurs accords internationaux et l’abrogation de textes fondateurs.

Concernant les relations avec les partenaires européens, le ministre a employé le terme de fermeté bienveillante pour décrire l’approche américaine. Il a insisté sur le fait que les États-Unis restaient un allié indéfectible, dont les critiques visaient à encourager l’Europe à se doter d’une défense plus robuste et d’une économie plus résiliente. Il a également cherché à apaiser les tensions liées aux déclarations sur le Groenland, en assurant qu’aucune intention d’annexion n’existait.

Évoquant sa récente visite au Venezuela, il a confirmé que l’objectif était d’accroître substantiellement la production pétrolière dans le pays. Il a précisé que les revenus générés étaient intégralement reversés aux autorités de Caracas via un circuit contrôlé par le Trésor américain, et que des mesures étaient prises pour tarir les flux de corruption liés à cette ressource.

En marge d’une réunion ministérielle à Paris, le secrétaire à l’Énergie a enfin fait part de son insatisfaction quant au fonctionnement de l’Agence Internationale de l’Énergie. Tout en reconnaissant des progrès, il a jugé que l’institution consacrait une part excessive de ses travaux aux scénarios de neutralité carbone, et a réitéré la possibilité d’un retrait américain si des réformes plus profondes n’étaient pas engagées.

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