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Les Suisses se prononcent sur deux réformes sociétales majeures

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Les citoyens helvètes sont appelés aux urnes ce dimanche pour se prononcer simultanément sur l’instauration d’un devoir civique universel et la création d’une contribution climatique ciblant les grandes fortunes.

Le scrutin de ce week-end porte sur deux propositions distinctes qui ont animé la vie politique nationale ces derniers mois. La première initiative vise à établir un service obligatoire pour l’ensemble de la population, sans distinction de genre, que ce soit sous forme militaire ou civile. La seconde proposition concerne l’introduction d’un prélèvement exceptionnel sur les patrimoines les plus élevés, dont les recettes seraient exclusivement affectées à la politique environnementale du pays.

Les autorités fédérales ont exprimé leur opposition à ces deux textes, mettant en garde contre leurs conséquences économiques potentielles. Selon les dernières estimations, les deux initiatives semblent devoir être rejetées par le corps électoral. Ces consultations n’en ont pas moins provoqué d’importantes discussions dans l’espace public, notamment concernant la place des femmes dans la société contemporaine.

Le mécanisme de démocratie directe permet à cent mille signataires de soumettre une question au verdict populaire. Ce système explique la fréquence des consultations organisées à différents échelons territoriaux sur des sujets variés. La majorité des suffrages étant généralement exprimés par correspondance, les premiers enseignements devraient être connus en milieu d’après-midi.

Les partisans du service citoyen mettent en avant la nécessité d’établir une réelle égalité entre tous les citoyens. Ils considèrent que le dispositif actuel, en écartant les femmes des expériences formatrices du service, perpétue des disparités injustifiées. Dans un contexte international marqué par les tensions, ses défenseurs estiment également pertinent de renforcer la cohésion nationale.

Les détracteurs de cette mesure objectent qu’elle ignorerait la charge déjà supportée par les femmes, qui consacrent une part significative de leur temps aux activités non rémunérées. Selon eux, l’obligation de service aggraverait les déséquilibres existants plutôt que de les résorber.

Concernant la fiscalité environnementale, le projet prévoit un impôt de cinquante pour cent sur les successions dépassant cinquante millions de francs suisses. Cette mesure toucherait approximativement deux mille cinq cents foyers et générerait, selon ses promoteurs, six milliards de francs annuels dédiés à la transition écologique. La campagne électorale a vu se multiplier les slogans appelant à taxer les patrimoines exceptionnels pour financer la protection du climat.

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