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Les incendies nord-américains anéantissent des décennies de progrès environnementaux

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La recrudescence des feux de forêt au Canada et aux États-Unis entraîne une dégradation sans précédent de la qualité de l’air, annulant les bénéfices sanitaires acquis depuis des années, selon une étude universitaire.

La multiplication des incendies de grande ampleur en Amérique du Nord compromet gravement les avancées réalisées en matière de lutte contre la pollution atmosphérique. Les données recueillies par l’université de Chicago révèlent une augmentation alarmante des concentrations de particules fines, directement liée aux épisodes pyroclimatiques récents. Ces émissions polluantes issues des feux de forêt représentent désormais la menace environnementale la plus significative pour l’espérance de vie à l’échelle mondiale.

Au Canada, la saison incendiaire de 2023 a provoqué une hausse de plus de 50 % des niveaux de particules fines par rapport à l’année précédente. Les États-Unis ont pour leur part enregistré une augmentation de 20 % sur la même période. Cette dégradation frappe particulièrement des régions traditionnellement épargnées, comme le Wisconsin ou l’Ohio, où les panaches de fumée en provenance du Canada ont considérablement altéré la qualité de l’air.

Près de la moitié de la population canadienne a été exposée en 2023 à un air dont le taux de pollution excédait les normes nationales. Dans les territoires les plus touchés, comme l’Alberta ou la Colombie-Britannique, l’espérance de vie pourrait être réduite de près de deux années en raison de cette exposition chronique. Les scientifiques alertent sur la persistance de ce phénomène, accentué par l’intensification des saisons incendiaires sous l’effet du changement climatique.

Si la situation apparaît particulièrement préoccupante sur le continent nord-américain, certaines régions du monde enregistrent au contraire des améliorations notables. L’Union européenne a ainsi réduit ses concentrations de particules fines de 6 % tandis que l’Afrique centrale et occidentale affiche une baisse de 8 %. Ces progrès contrastent avec la dégradation observée en Asie du Sud, région la plus polluée au monde, où les niveaux ont encore augmenté de 2,8 % en 2023.

L’ensemble de ces observations confirme la nécessité de renforcer les politiques de préservation de la qualité de l’air, alors que les particules fines demeurent la principale cause externe de réduction de l’espérance de vie à l’échelle planétaire.

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