Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Les grandes entreprises françaises atteignent le seuil de féminisation à la direction

Article

le

Les grands groupes français ont quasiment atteint l’objectif légal de 30% de femmes dans leurs instances dirigeantes, une progression notable attribuée à la loi Rixain.

Les comités exécutifs des sociétés du CAC 40 comptaient près de 29% de femmes en 2025, selon une étude récente. Cette proportion s’élève à 30% pour l’ensemble du SBF 120. Cette évolution rapide, qui représente une hausse d’environ neuf points depuis 2021, est directement liée à l’entrée en vigueur de la législation sur les quotas. Le texte, adopté fin 2021, impose un seuil minimal de 30% de femmes dans les plus hautes instances des entreprises de plus de mille salariés à partir de ce mois de mars, sous peine de sanctions financières.

L’initiative législative est saluée comme un succès, plaçant la France parmi les pays européens les plus avancés sur ce sujet. La particularité de l’approche française réside dans son caractère contraignant, une spécificité par rapport aux mesures incitatives adoptées ailleurs. Pour respecter cette obligation, certaines entreprises ont procédé à un élargissement de leur comité de direction, intégrant notamment des postes liés aux ressources humaines ou à la responsabilité sociale. D’autres ont réduit le nombre total de membres masculins, maintenant ainsi un effectif féminin stable.

Certaines voix du monde économique expriment néanmoins des réserves, pointant la difficulté de recruter des dirigeantes dans des secteurs traditionnellement masculins, comme l’industrie. Cet argument est contesté, plusieurs grands groupes de ces secteurs ayant réussi leur féminisation. La question de l’accès aux fonctions de présidente ou de directrice générale demeure un défi, ces postes restant largement occupés par des hommes. Les observateurs notent que les femmes accèdent encore trop rarement aux postes opérationnels considérés comme des tremplins vers la direction générale.

Cette dynamique de féminisation des sommets est également perçue comme un levier pour attirer les talents féminins à tous les niveaux de l’entreprise. L’objectif est désormais fixé à 40% pour 2029, laissant entrevoir la poursuite des efforts pour les années à venir.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus