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Les États-Unis portent à 50 millions de dollars la prime pour la capture de Maduro

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Le gouvernement américain a considérablement augmenté la récompense offerte pour toute information menant à l’arrestation du président vénézuélien, inculpé dans une affaire de narcotrafic.

Washington a officialisé jeudi le doublement de la prime destinée à faciliter l’interpellation de Nicolás Maduro, portant désormais la somme à 50 millions de dollars. Cette décision, présentée comme historique par les autorités américaines, intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays. Le département d’État et le ministère de la Justice ont justifié cette mesure par les accusations pesant sur le dirigeant vénézuélien, visé par un mandat d’arrêt pour trafic de stupéfiants et corruption.

La réaction de Caracas ne s’est pas fait attendre. Le gouvernement vénézuélien a qualifié cette annonce de manœuvre politique, dénonçant une ingérence flagrante dans ses affaires intérieures. Le ministre des Affaires étrangères, Yvan Gil, a vivement critiqué ce qu’il a décrit comme une opération de propagande destinée à satisfaire l’opposition locale.

Les relations entre Washington et Caracas sont marquées par une hostilité récurrente depuis plusieurs années. Les États-Unis n’ont pas reconnu la réélection de Maduro en 2024, estimant que le scrutin avait été entaché d’irrégularités. Des sanctions économiques ont été régulièrement renforcées, visant à isoler le régime vénézuélien, accusé de violations des droits de l’homme et de collusion avec des réseaux criminels internationaux.

Les autorités américaines affirment que Maduro aurait supervisé un vaste trafic de drogue en collaboration avec des groupes armés colombiens et des cartels mexicains. Ces allégations, fermement rejetées par Caracas, ont conduit à des poursuites judiciaires aux États-Unis, où plusieurs hauts responsables latino-américains ont déjà été condamnés pour des faits similaires.

Malgré les pressions, le président vénézuélien conserve le soutien d’une partie de l’appareil d’État et des forces armées. Les tentatives américaines pour affaiblir son pouvoir, notamment par des restrictions pétrolières, n’ont pas abouti à un changement de régime. Washington a toutefois maintenu un dialogue pragmatique sur certains dossiers, comme la libération de ressortissants américains détenus au Venezuela.

Cette nouvelle escalade illustre la persistance des tensions entre les deux pays, dans un contexte où la question vénézuélienne reste un enjeu géopolitique sensible.

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