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Économie

Les déclarations de Téhéran apaisent les marchés mondiaux

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Les propos du président iranien, évoquant une volonté de mettre fin aux hostilités, ont provoqué un net rebond des places financières occidentales mardi, dans un contexte de tensions géopolitiques extrêmes.

Les investisseurs ont saisi avec empressement les signaux de détente émanant du Moyen-Orient. Les propos du chef de l’État iranien, indiquant que son pays souhaitait voir cesser le conflit, ont insufflé un vent d’optimisme sur les principales places boursières. À Wall Street, les indices ont clôturé en forte hausse, le Nasdaq progressant de plus de trois pour cent. En Europe, les marchés ont également terminé la séance dans le vert, avec des gains notables à Milan, Paris, Francfort et Londres.

Cette embellie intervient dans un climat d’attentisme marqué, où les volumes de transactions restent particulièrement bas. Les opérateurs, jusqu’alors paralysés par l’incertitude, ont semblé retrouver un certain appétit pour le risque. Les analystes relèvent que cette dynamique positive était déjà amorcée avant l’intervention iranienne, nourrie par d’autres informations perçues comme favorables à une désescalade rapide.

La situation sur le marché pétrolier demeure, quant à elle, tendue. Les cours du brut restent élevés, avec des mouvements techniques importants à l’approche du roulement des contrats à terme. Le baril de Brent pour livraison proche a connu une forte appréciation, tandis que les contrats plus éloignés affichaient une légère baisse. La flambée des prix de l’énergie, directement liée au conflit, continue de nourrir les préoccupations inflationnistes.

Les dernières données confirment cette pression. L’inflation dans la zone euro a nettement accéléré en mars, atteignant son plus haut niveau depuis le début de l’année précédente. Cette poussée des prix se répercute sur les marchés obligataires, où les taux des emprunts d’État ont atteint des sommets inédits depuis plusieurs années. Les investisseurs, anticipant une érosion du pouvoir d’achat des coupons, exigent des rendements plus élevés pour compenser le risque.

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