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Les canons Caesar se réinventent face aux drones

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Le groupe franco-allemand KNDS a présenté les évolutions de son artillerie mobile, enrichies par l’expérience du conflit ukrainien, lors d’une démonstration sur le camp militaire de Canjuers.

Sous un ciel chargé, les déflagrations des canons Caesar ont retenti sur le plateau de Canjuers, dans le sud de la France. Le groupe d’armement KNDS a dévoilé les améliorations apportées à son artillerie mobile, intégrant les enseignements tirés de la guerre en Ukraine pour contrer la menace croissante des drones. Huit délégations internationales, venues d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie, ont assisté à cette présentation opérationnelle.

Face à une concurrence internationale accrue, notamment des systèmes sud-coréens et allemands, le Caesar mise sur sa légèreté et sa mobilité. Le système peut frapper une cible à quarante kilomètres, couvrant une surface équivalente à un terrain de football avec un seul obus, puis se déplacer avant même l’impact des projectiles. Cette rapidité d’exécution réduit considérablement son exposition aux représailles. Les statistiques ukrainiennes indiquent que le taux de destruction des Caesar ne dépasse pas onze pour cent, contre cinquante pour cent pour certains systèmes plus lourds.

L’architecture du système a été repensée pour minimiser les risques. En Ukraine, les canons se déplacent désormais sans munitions à bord, celles-ci étant prépositionnées sur zone. Cette disposition protège les équipages et le matériel contre les explosions secondaires en cas d’attaque par drones. Le système atteint sa position de tir en moins de deux minutes trente et peut délivrer six obus en soixante secondes.

Les retours du terrain ont conduit à d’autres adaptations. Un blindage renforcé de la cabine et un moteur modernisé font partie des évolutions récentes. Les artilleurs ukrainiens ont également développé des tactiques innovantes, comme la combinaison de tirs d’artillerie pour neutraliser les protections de tranchées avant l’engagement de munitions téléopérées. Ces méthodes pourraient être intégrées par d’autres armées.

La transparence accrue du champ de bataille, due à la prolifération des satellites et des drones, représente le principal défi contemporain. La rapidité entre la détection et la frappe impose une mobilité constante et une discrétion optimale. Pour y répondre, des leurres gonflables reproduisant la signature thermique des Caesar sont désormais utilisés en Ukraine pour leurrer les drones ennemis. Ces innovations illustrent la constante évolution d’un système déjà éprouvé en Afghanistan, au Mali et en Irak, désormais adapté aux réalités de la guerre moderne.

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