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Les Bleus retrouvent la victoire, le beau jeu et Griezmann

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Les Bleus ont retrouvé de la flamboyance et surtout la victoire qui les fuyait depuis l’Euro raté, mardi contre la Finlande (2-0) en qualifications pour le Mondial-2022, avec un doublé d’Antoine Griezmann et une soirée délicieuse pour Karim Benzema, le chouchou de Lyon.

L’ex-enfant prodige de l’OL, à qui les 57.000 supporters de Décines ont réservé un accueil de rock-star, n’a pas fait trembler les filets mais il a fait soulever le stade sur une passe délicieuse et décisive pour Griezmann (25e), avant d’impulser l’action du doublé de « Grizou » (53e).

Il n’en fallait pas plus à l’équipe de France, ballottée par les blessures et les contre-performances, pour soigner son moral en même temps que son bilan comptable. Là voilà désormais confortée à sa première place avec 12 points en six matches, contre cinq pour son visiteur qui compte cependant deux matches en moins.

« On n’a pas tout fait bien, mais il y a eu plus de détermination. La qualité technique est là. On a retrouvé de la confiance, on a été plus proche du standing qui doit être le nôtre », s’est réjoui sur TF1 Didier Deschamps.

Ses joueurs ont clairement élevé leur niveau de jeu mardi, après les très pâles copies rendues à Strasbourg contre la Bosnie-Herzégovine puis à Kiev contre l’Ukraine (1-1 à chaque fois).

« Karim, Karim »

Pourtant, la malchance du sélectionneur l’avait accompagné jusqu’à Lyon, où il a dû composer avec la suspension de Jules Koundé et le forfait de dernier minute de Kingsley Coman, victime d’une blessure après tant d’autres (Mbappé, Kanté, Tolisso, Upamecano).

Au coup d’envoi, le technicien basque avait misé sur une arrière-garde avec trois défenseurs centraux, comme lors du huitième de finale maudit de l’Euro perdu contre la Suisse (3-3, 5-4 t.a.b.), prolongée sur les côtés par le latéral droit Léo Dubois et l’arrière gauche Theo Hernandez, remarquable pour sa première sélection malgré une erreur qui aurait pu coûter cher en fin de match.

Devant, Griezmann était chargé d’alimenter le binôme d’attaque composé d’Anthony Martial, buteur samedi à Kiev, et Benzema, l’enfant prodige de Lyon reçu par une ovation, une banderole lui souhaitant la « bienvenue  » chez lui et des « Karim, Karim! » criés à gorges déployées.

L’avant-centre du Real Madrid les a remerciés avec une performance mêlant classe et combativité, au coeur d’une soirée où il a affiché une belle complicité avec ses partenaires d’attaque, Griezmann en tête.

Griezmann comme Platini

« Grizou » le Macônais était dans tous les bons coups, dans un rôle de meneur qui lui va à merveille. Le public lyonnais a accompagné son remplacement (90e) d’une salve d’applaudissements.

Son doublé lui permet d’égaler Michel Platini, le troisième meilleur marqueur de l’histoire des Bleus avec 41 unités, et de retrouver des couleurs après des performances assez ternes.

Son ouverture du score est un bijou collectif dans une marée de talents individuels. En retrait de la ligne d’attaque, il décale Martial sur la gauche. Le Mancunien glisse à Benzema qui dévie superbement en une touche de balle vers Griezmann. Le joueur de l’Atlético s’amène la balle du pied droit avant de la fouetter de l’extérieur du pied gauche (25e, 1-0). Imparable.

En seconde période, Benzema se débarrasse de deux adversaires, décale Dubois à droite qui remise sur Griezmann. Ce dernier, bien qu’arrivé lancé, règle la mire dans un angle fermé entre le gardien et le poteau (53e, 2-0).

Malgré l’absence de Kylian Mbappé, parti sur blessure après la Bosnie, les Bleus ont régalé sur des phases offensives percutantes, avec l’apport régulier de Theo Hernandez et, surtout, des combinaisons Griezmann/Martial/Benzema toujours dans le bon tempo (38e, 60e).

Après cinq matches sans victoire, toutes compétitions confondues, il y avait urgence à gagner et les Français l’ont très bien fait. Ils peuvent désormais aborder plus sereinement un mois d’octobre à double enjeu: sur le terrain, en disputant le tournoi final de la Ligue des nations en Italie; devant la télé, en regardant leurs adversaires en qualifications disputer les matches en retard, sans pouvoir être rattrapés.

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Open d’Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

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Open d'Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

Le Serbe de 35 ans a battu en finale à Melbourne le Grec Stefanos Tsitsipas 6-3, 7-6 (7/4), 7-6 (7/5).

Novak Djokovic s’est offert un dixième sacre à Melbourne en dominant, en 2h56 de jeu, Stefanos Tsitsipas (6-3, 7-6, 7-6), dimanche 29 janvier. Avec ce dixième succès à Melbourne en autant de finales, le Serbe égale le record de 22 titres en Grand Chelem de Rafael Nadal. Dans le même temps, « Nole », 35 ans, récupère la place de numéro 1 mondial, qu’il n’avait plus occupée depuis juin 2022.

Le Grec, qui aussi avait la possibilité d’occuper cette première place en cas de victoire, grimpe d’une place du classement ATP (3e). Tsitsipas, qui disputait sa deuxième finale en Grand Chelem, tenait à prendre sa revanche face au Serbe, qu’il l’avait déjà battu en finale de Roland-Garros en 2021. Mais le Grec a de nouveau dû rendre les armes, cette fois en trois sets. À 24 ans et auteur d’un formidable parcours à Melbourne, Stefanos Tsitsipas aura probablement, d’autres occasions de disputer une finale de Grand Chelem.

A 35 ans, il reste à Novak Djokovic « sans aucun doute deux, trois ans » pour amasser encore des titres du Grand Chelem, a estimé son entraineur.

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Open d’Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

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Open d'Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

Aryna Sabalenka a remporté, à 24 ans, son premier titre du Grand Chelem. En finale de l’Open d’Australie samedi, la Biélorusse a renversé Elena Rybakina (4-6, 6-3, 6-4).

Aryna Sabalenka, grande première ! La Bélarusse, tête de série N.5 de cet Open d’Australie, s’adjuge à 24 ans son premier titre du Grand Chelem. Elle a renversé la Kazakhe Elena Rybakina ce dimanche, après un gros combat, et succède à l’Australienne Ashleigh Barty au palmarès du tournoi. Grâce à ce succès en trois manches (4-6, 6-3, 6-4), elle va retrouver lundi le deuxième rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. C’est le premier échec en finale d’un Majeur pour Rybakina, lauréate du dernier Wimbledon, mais qui va tout de même monter à la 10 e place.

Melbourne attendait un match de cogneuses, et l’a eu. Cette finale fut très accrochée, les deux femmes se renvoyant coup pour coup tout a long d’une grosse bataille de 2h34. Dans la continuité de son parcours remarquable, qui l’a amenée à éliminer notamment la N.1 mondiale Iga Swiatek, Elena Rybakina (23 ans, tête de série N.22) a réalisé la meilleure entame de match. Elle a logiquement remporté le premier set, sereine, impassible, faisant parler son expérience à ce stade d’un tournoi majeur.

Et Sabalenka a tout renversé

En face, Aryna Sabalenka semblait quelque peu intimidée par l’enjeu, elle qui avait déjà joué trois demi-finales en Grand Chelem (Wimbledon 2021, US Open 2021 et 2022) sans jamais parvenir en finale. Mais on sentait, derrière la fébrilité, une puissance de feu en fermentation. Si bien que lorsque Rybakina a baissé de régime à l’entame de la deuxième manche, notamment au service, la Bélarusse a su saisir sa chance en étant agressive au retour. Elle s’est logiquement emparée du set.

Le troisième set devait donc être de celui de la bagarre, avec deux joueuses jouant au même moment un très bon tennis. Chacune a assuré sa mise en jeu, mais on sentait Sabalenka légèrement au-dessus. En témoignent ses jeux de service plus facilement remportés, tandis que Rybakina se maintenait à flot tant bien que mal en serrant le jeu dans les moments chauds. Mais elle finit pourtant par craquer à 3-3 sous les assauts répétés de la Bélarusse, dont les frappes n’ont cessé de gagner en puissance et en précision.

Il a fallu ensuite servir pour le gain du match à 5-4. Et il ne fait aucun doute qu’Aryna Sabalenka a dû repenser à ces heures et ces heures d’entraînement passées à tenter d’améliorer ce service maudit. Cette mise en jeu qui lui fit commettre tant de doubles fautes en 2022, y compris en finale du Masters contre Caroline Garcia. Contre Elena Rybakina, son service a de nouveau été sa plus grande force, avec 17 aces claqués, mais aussi sa plus grande faiblesse, en témoignent les 7 doubles fautes. Sur sa première balle de match, elle en a commis une, la première du set. Mais elle s’en est procurée trois autres, et la quatrième a été la bonne. Un mental de championne.

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Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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